Les Origines des Boudreau(lt)(x)
Québec et en Ontario
Nos souches en France partie de notre histoire
Les textes suivants sont la résultante des recherches compilées depuis plusieurs années et qui font référence à nos ancêtres. Nous retrouvons aussi les branches de Boudrot qui s’installèrent et essaimèrent une grande progéniture un peu partout, à travers les provinces Maritimes, de même que dans les autres régions du Québec, de l’Ontario et du reste du Canada.
Michel Boudrot Michel Boudrot, né vers 1601, serait arrivé avant 1639, date où il est mentionné comme étant déjà syndic à Port-Royal. Il était considéré comme fermier (laboureur) lors du recensement de 1671 et lieutenant général civil et criminel, i.e. magistrat lors de celui de 1686. Vers 1641, il prit pour épouse, Michelle Aucoin qui lui a donné onze enfants. (Bulletin de la Société historique acadienne, par Stephen. A. White, sept. 94).Mais là où il y a mystère, c’est le lieu d’origine en France, la date de son arrivée en Acadie et le lieu de son mariage avec Michelle Aucoin, qui sont des questions qui restent sans réponse. Pourtant des recherches se continuent en France pour tenter de découvrir d’où origine notre ancêtre.« Michel Boudrot, né en 1601, conseiller et lieutenant général de l’Acadie, sans doute originaire de la paroisse de Cougnes, diocèse de La Rochelle, arrivée en Acadie vers 1642, marié vers 1640 à Michelle Aucoin. Michel Boudrot avait épousé Michelle Aucoin avant son départ de France pour l’Acadie. Or les Aucoin sont originaires de Cougnes, diocèse de La Rochelle » : voir Geneviève Massignon (Les parlers français d’Acadie, p. 43 et 57). Et (Bona Arseneau, HGA, vol 2, p. 441).Adrien Bergeron place son arrivée avant 1639 (GAAQ, vol. 2, 33, 34). « Michel Boudrot apparaît comme parrain, lors d’un baptême à Port-Royal en 1639, et dont l’acte paraît dans la généalogie de la famille Menou, document extrêmement rare pour une date aussi lointaine : Extrait de baptème du 21 septembre 1639 à Port-Royal, alors que Marie, fille de sieur Charles de Menou escuier lieutenant général pour le Roy en Coste d’acadie paiis de la Nouvelle France, fut baptisée sur les quatre heures du soir, ledit jour qu’elle estoit née, et fut consacrée à la Sainte Vierge par Claude Petipas et Michel Boudrot, premiers syndics de Port-Royal, ont esté parrain Pierre Cachet … »(folio 90).Léopold Lanctot (L’Acadie des origines, p. 45,46), remonte à 1636. A. Bergeron : Mlle Massignon (p 43) a découvert un document daté du 5 octobre 1687 où, Michel Boudrot est signataire d’une attestation relative à l’oeuvre du gouverneur d’Aulnay en Acadie. En 1686, il était lieutenant-général de la juridiction de Port-Royal.Léopold Lanctot cite en partie cette déclaration : « dès l’été de 1636, on se mit à la tâche pour la construction du port, des habitations et des embarcations. Une déclaration qui sera faite le 15 octobre 1687 par les anciens habitants de Port-Royal, nous renseigne sur lʼétendue des travaux accomplis en 1636 et durant les années suivantes : ». Nous, Michel Boudrot, lieutenant-général en Acadie, avec les anciens habitants du pays, je certifie que feu Messire dʼAulnay Charnisay, anciennement gouverneur pour le roi sur la coste d’Acadie, fit construire trois forts sur ladite coste. Le premier à Pentagouet, le second à la rivière St-Jean, en 1645, et le troisième à Port-Royal; lesquels forts étaient bien fournis de tous les canons et de toutes les munitions nécessaires et avec trois cent hommes ordinaires pour défendre les susdits forts…Nous certifions aussi que ledit dernier sieur D’Aulnay Charnisay ordonna la construction de deux moulins : l’un était à l’eau et l’autre, un moulin à vent et ledit sieur ordonna à Port-Royal, la construction de cinq pinasses et plusieurs chaloupes et deux vaisseaux d’environ soixante-dix tonneaux chacun. Avec deux fermes ou manoirs et les bâtiments nécessaires; aussi bien maisons d’habitation que granges et étables. Tout ce qui est ci-dessus nous le certifions être vrai, car nous l’avons vu; en foi de quoi nous avons signé à Port-Royal le 15 octobre 1687, en présence de monsieur de Menneval, gouverneur pour le Roi de toute Acadie et de monsieur Petit, grand vicaire de sa Grandeur l’évêque de Québec, et curé de ladite place de Port-Royal. Aussi ont signé : Messire Boudrot, lieutenant général, François Gaunizzot (Gautherot) Bourgeois; Pierre Martin; Mathieu Martin; Claude Thériot d’Entremont, procureur pour le roi. Avec les marques de Antoine Bourg, Pierre Bouet (Doucet), Denis (Daniel) Leblanc, Abraham Dugas. Ce même Lanctot fait remonter l’arrivée de Michel Boudrot à 1632 )p. 37,38) Le 20 juin 1632, deux voiliers, le Saint-Jehan (250 tonneaux) et l’Espérance-en-Dieu partent de La Rochelle, en Aunis et se dirigent vers le port d’Auray en Bretagne où un troisième vaisseau se joint à eux. Razilly emmène 300 hommes d’élite, comprenant des soldats et leurs officiers, six capucins, une douzaine de familles dont les Doucet, les Bourgeois, les Bourg, Therriot, Dupuy, Martin, Petitpas et plusieurs célibataires dont Michel Boudrot et Pierre Comeau ».De toute façon, au recensement de 1671, Michel Boudrot est identifié comme laboureur. Michel Boudrot, aagé de soixante et onxe ans, sa femme Michelle Aucoin, aagée de cinquante et trois ans. Leurs enfants, au nombre de onxe, trois de mariés, Françoise aagée de 29 ans, Jeanne aagée de 26 ans, Marguerite aagée de 20 ans. Les non mariés, Charles aagé de 22 ans, Marie aagée de 18 ans, Jehan aagé de 16 ans, Habraham aagé de 14 ans, Michel aagé de 12 ans,Olivier aagé de dix ans, Claude aagé de 8 ans, François aagé de 5 ans. Leurs bêtes à cornes : vingt et douxe brebis. Leurs terres labourables huit arpans ». (AGN, Placide Gaudet).Au recensement de 1686, Bona Arseneau (A.Anc,77) mentionne : « Michel Boudrot, 85 ans, lieutenant-général de la seigneurie de Port-Royal, marié à Michelle Aucoin, 68 ans. Enfants demeurant encore avec lui, deux de ses fils : Michel 26 ans qui s’établira à Beaubassin et François 20 ans. En 1693, Michel est décédé. Michelle Aucoin (Aucouaing) *** Qui est Michelle Aucoin?*** Michelle est la fille de Martin Aucoin. Elle serait originaire de La Rochelle, selon les sources les plus courantes. intro *** Nous avons quelques certitudes concernant Martin Aucoin.*** Le 26 novembre 1630, dans la chapelle Sainte-Marguerite à La Rochelle, est baptisée Jeanne, fille de Martin Aucoin et de Barbe Minguette. *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Sainte-Marguerite de La Rochelle : Le 26 novembre1630, fut baptisée Jeanne Aucoin, fille de Martin Aucoin et de Barbe Minguette. Le parrain Arnaud Gion, la marraine Jeanne Riou. *** Le 20 janvier 1632, dans l’Église Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple, Martin Aucoin épouse Marie Sallé (Arnaud Gyon, parrain de Jeanne Aucoin, est présent à ce mariage). *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Saint Barthélemy de La Rochelle : Le 20 desdits mois et jour des Saint-Fabien et Sébastien, ont été épousés Martin Aucoin, menuisier demeurant en cette paroisse avec Marie Sallé, fille de feu Denis Sallé et de Françoise Arnaud de la paroisse de Cougnes, et du consentement de son curé, en présence de Nicolas Jaqueneau, maître serrurier, Arnaud Gyon, menuisier Pierre Dusaut, mercier, Jean Bertrand, boucher, Martin Barraud, mercier, Jean Brossard, boucher, Antoine Cousaud, maçon et plusieurs autres. *** Le 10 novembre 1632, dans la même église, est baptisé Jean, fils de Martin Aucoin et de Marie Sallé. *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Saint-Barthélemy de La Rochelle : Le 16ième jour de novembre 1632, a été baptisé Jean, fils de Martin Aucouaing et de Marie Sales. Le parrain Jean Rondeau et la marraine Marie Remon. *** Marie Sallé se remarie avec Jean-Claude Landry. Un fils, René dit Le Jeune, naît de ce couple vers 1635, et se marie avec Marie Bernard, en Acadie, en 1659. *** Aucun autre acte n’a pu être retrouvé, à ce jour, dans les registres rochelais sur ces familles. *** De ces faits, il ressort que Michelle Aucoin est née vers 1620, qu’elle est la fille de Martin et Barbe Minguette, et que cette famille est vraisemblablement arrivée à La Rochelle qu’après le siège 1627-1628, avec le grand nombre de personnes venues repeupler la cité dévastée par 14 mois de souffrances et de morts. *** Entre 1630 et 1632, étaient à La Rochelle, Martin Aucoin, Barbe Minguette, Marie Sallé et leurs enfants. *** Martin Aucoin est menuisier et il demeure dans la paroisse Saint-Barthélemy et il est de religion catholique.Marie Sallé est la fille de Denis Sallé et de Françoise Arnaud, de la paroisse de Notre-Dame-de-Cougnes.Nous ne possédons pas beaucoup d’informations au sujet de Michelle Aucoin, comme toutes les autres femmes de nos ancêtres d’ailleurs. Mais il faut retenir que de tout temps, ce sont nos mères qui voyaient à l’éducationtdes enfants et c’est grâce à elles si les générations ont pu croître et continuer à se perpétuer. Michelle Aucoin a donné onze enfants à notre ancêtre Michel et c’est de cette source que tous les Boudrot qui portent aujourdʼhui ce patronyme, proviennent. Michelle Aucoin décédera le 17 décembre 1706 à lʼâge de 88 ans, à Port- Royal. Abraham Boudrot (A2) Abraham Boudrot (A2), né en 1663, frère de Claude (C3), se marie vers 1684 à Cécile Melanson, fille de Charles et de Marie Dugas. De cet union, naquirent : Charles (C5) en 1685, Jean-Baptiste (JB7) en 1687, Michel (M17) en 1689, François (F6) en 1692, Marie (M19) en 1694 et Cécile (C6) en 1696.Abraham Boudrot (A2) de Port-Royal fut un de ceux qui durant la guerre de la ligne d’Augsbourg (1689-1697), obtient des laisser-passer du commandant Villebon. Abraham qui commerçait régulièrement avec Boston depuis les années 1680, s’était acquis l’amitié et le respect de nombreux marchands du Massachusetts. Au printemps de 1691, le négociant acadien Abraham Boudrot se rendit à Boston pour mettre en oeuvre une entente signée avec les frères Faneuil et l’ex-acadien David Basset, tous marchands cossus de la capitale du Massachusetts. Ces derniers devaient fournir une grande quantité de tissus et d’autres marchandises que le capitaine Boudrot acceptait de transporter sur son bateau, « le Mary », pour vendre aux habitants de Port-Royal ou pour échanger contre des peaux de castor. Ce qu’il advint d’Abraham Boudrot, quand le Mary quitta le port bostonien, à la fin du mois d’avril, nous est bien connu grâce au témoignage du marin Ezekiel Collins. Le bateau fit un détour pour s’engager dans la rivière Penobscot mais à la vue d’une chaloupe militaire anglaise qui patrouillait là, il reprit la haute mer pour continuer sa route vers Port-Royal. Abraham refit le manège une seconde fois et, lorsqu’il rencontra, à nouveau, la chaloupe anglaise, il refit demi-tour. Toujours selon Collins, après dix jours de bonnes affaires à Port-Royal, Abraham Boudrot donna l’ordre de lever l’ancre et de hisser les voiles. Quelle ne fut pas la surprise de l’équipage de constater que leur bateau se dirigeait droit sur Pantagoet, au lieu de rentrer à bon port avec la cargaison de riches fourrures. Très vite, un groupe d’Indiens et leur chef acadien, Jean Serreau de Saint-Aubin, prirent le Mary d’assaut. Tout semblait marcher comme sur des roulettes, précisa Collins. Abraham Boudrot informa Saint-Aubin qu’il avait des lettres pour le baron de Saint-Castin. Il fut conduit jusqu’à l’Habitation, pendant que son équipage était retenu à bout de mousquets et que les fourrures étaient déchargées. Leur captivité dura un mois environ, après quoi on leur donna l’occasion de prendre une chaloupe pour retourner à Boston… et voilà le tour était joué! Les Américains se demandent toujours pourquoi le baron prit le contrôle du Mary. Était-ce un acte de guerre contre Massachusetts? Y-avait-il des questions de dettes derrière tout cela? Mystère! De toute évidence, il s’agit d’un coup monté par Saint-Castin, Boudrot et leurs associés de boston pour contourner l’épineuse question d’Exclusivité en temps de guerre. D’ailleurs, le Mary appartenait au baron et les fourrures étaient destinées à son poste de traite de Pantagoet. intro Trois ans plus tard, on retrouve les traces du capitaine Boudrot, sur le même bateau, faisant exactement les mêmes opérations entre l’Acadie et le Massachusetts et les mêmes transactions avec les frères Faneuil. Il est aussi fort probable que le Boudrot en question était un espion de Saint-Castin et que les opérations commerciales secrètes étaient sanctionnées par de Villebon, en échange d’informations militaires pertinentes telles que les dimensions et la force réelle du fort de Pemaquid, la situation à Boston, etc etc… De leur côté, les marchands de Boston avaient réussi à convaincre les autorités du Massachusetts qu’ils avaient intérêt à permettre le commerce entre Port-Royal et Boston pour empêcher que les habitants de l’Acadie ne fassent appel aux Français ou aux New-Yorkais pour leur approvisionnement. Abraham Boudrot selon la vie de Saint-Castin, baron français et chef amérindien, d’après Marjolaine Saint-Pierre, page 142 à 144.Note. Les descendants d’Abraham (A2) ont essaimé partout dans les provinces maritimes, le Québec et bien au delà. Amable Boudrot(A454) Amable Boudrot, dit l’Évêque, naquit le 1ier novembre 1773 à Cap Sable, en Nouvelle-Écosse, se maria à Monique Déon le 21 novembre 1797 et réhabilité le 8 octobre 1799. Pourquoi, Amable a-t-il été affublé du nom de l’Évêque??Que restait-il de la vie religieuse et sociale après la déportation de nos ancêtres? Répondre à cette question, c’est signaler le rôle de certains vieillards acadiens choisis par leurs compatriotes comme chefs revêtus d’une sorte de sacerdoce. Plusieurs noms de ces apôtres laïques surgissent du lointain passé : Charles Dugas de Carleton en Gaspésie, qui mourut à cent ans en 1801; Jean Doucet, de l’Île du Prince Edouard, qui reçut ses pouvoirs directement de Mgr D’Esglis et d’Amable Boudrot, de la région de Pubnico en Nouvelle-Écosse, que sa grande barbe de patriarche et sa grande dignité firent surnommer l’évêque Amable. Ces anciens recevaient les promesses de mariage, baptisaient les nouveaux-nés, assistaient les mourants, traçaient un signe de croix sur les tombes. De plus, ils présidaient, les dimanches et fêtes d’obligation, à la touchante cérémonie de la messe blanche : les Acadiens se réunissaient à l’église sous l’autorité de l’ancien; on chantait à l’unisson le Kyrie, le Gloria et le Credo; on lisait l’ordinaire de la messe et l’évangile du dimanche; une lecture de piété tenait lieu de sermon; puis pendant que le grand monde s’attardait à causer devant l’église, une femme dévouée faisant le catéchisme aux enfants et leur apprenait de vieux cantiques. Prière en famille de l’Acadie orpheline, la messe blanche sauvegarda chez notre peuple, pendant les longues absences du missionnaire, l’esprit de foi et l’esprit de famille, ces deux colonnes de l’édifice futur. La Coutume de la messe blanche s’est prolongée en Acadie jusqu’au dix-neuvième siècle. (Extrait du livre d’Antoine Bernard, le drame acadien depuis 1604).( Une nouvelle Acadie, page 340-41). La branche de Boudreau qui fonda Chéticamp. Germain Boudreau (G2) est né en 1724, à Pisiguit, aujourd’hui Windsor, en Nouvelle-Écosse. Il était le fils de François Boudrot (F9) et d’Angélique Doiron. Il s’est mariée vers 1749 à Marguerite Trahan qui lui a donné une famille de sept enfants. Lors de ce triste automne de 1755, Germain (G2), sa femme et les enfants furent embarqués sur un bateau, à destination de la Virginie. Toutefois, les autorités de cet état refusèrent de recevoir les exilés acadiens et ils furent gardés prisonniers pendant tout l’hiver au fond des cales du navire, dans des conditions inhumaines de froid, de faim, de maladie et surtout de désespoir. Au printemps, la déclaration de guerre entre la France et l’Angleterre font que Germain et sa famille vont être déportés dans les prisons d’Angleterre et ils vont y demeurer prisonnier jusqu’en 1763. intro Pendant ces années de captivité, Marguerite décède en août 1758 dans la prison de Bristol. Tous ses enfants moururent au cours de cette détention et dans la même année. Seul survivant de sa famille. Germain (G2) épouse, en prison, Anne Hébert, une compagne de captivité. En 1763, lors de la signature du traité de Paris, il ne restait que quelques centaines de survivants, y compris les enfants nés en détention. Donc, Germain sortit des prisons d’Angleterre, vient s’installer à Plouer, dans la région de St-Malo, avec sa femme et les deux enfants nés de ce deuxième mariage. Il demeura en France pendant 10 ans. Mais comme tous les Acadiens de souche, l’envie de revenir vers son pays natal, l’Acadie, était toujours présente dans son esprit. Comme la France du temps était ruinée par les guerres et la famine, plusieurs Acadiens, donc Germain et sa famille, et plusieurs survivants des prisons anglaises, s’embarquèrent sur les bateaux de Charles Robin, à destination de l’Amérique. Ce Charles Robin, négociant et marchand protestant avait ouvert des établissements de pêche dans l’Acadie maintenant anglaise, notamment à Arichat, au Cap-Breton et à Paspébiac. Il cherchait à recruter des pêcheurs de morue et les Acadiens avaient la réputation d’être les meilleurs. C’est vers 1773, que Germain et plusieurs autres Acadiens, errant dans les villes de St-Malo et les environs, s’embarquèrent pour rejoindre les côtes de la Nouvelle-Écosse. On pense que les vaisseaux accostèrent à Arichat, à Paspébiac et à l’Île du Prince-Édouard. Deux années plus tard, en 1775, les colonies américaines se révoltent contre l’Angleterre, et encore là, Germain et ses compagnons n’en finissent plus de se chercher un abri sûr pour eux et leurs familles. L’Acadien Germain Boudrot devient le véritable « Acadien errant, banni de ses foyers… », comme le dit la chanson. Puis un traité met fin à la guerre en 1783. Deux ans plus tard est fondé le village de Chéticamp, au Cap-Breton. C’est là qu’on retrouvera Germain Boudrot et quelques-uns de ses compagnons d’errance. En effet, en 1787, selon la narration du Père Ledru, Germain Boudrot, en l’absence d’un prêtre, a présidé au mariage d’Anselme Aucoin et de Rose Chiasson, à Chéticamp, mariage qui fut par la suite réhabilité par l’Église. Germain Boudrot (G2) a eu une prolifique descendance dans la région de Chéticamp, malgré les décès de ses sept premiers enfants de son premier mariage et les décès de ses deux premières filles, de son deuxième mariage avec Anne Hébert, nées en captivité dans les prisons de Bristol, en Angleterre. Ses deux filles, Marguerite (M1182), née en 1759 et Marie, née en 1760 (M1129), sont décédées toutes les deux le même jour, le 7 août 1765, à la Pommeraye, près de Plouer, dans la région de St-Malo, suite à une terrible épidémie qui sévissait en France dans ces années là. Malgré tout cela, Anne Hébert lui donnera deux autres enfants, nés à Plouer, soit Élizabeth (E590), née le 29 octobre 1763 et Joseph-Marie (J29), né le 10 août 1768.C’est ce Joseph-Marie dit Joseph (J29), qui n’était qu’un petit garçon de cinq ans lors du retour de son père en Amérique, qui sera la souche de nombreux descendants. Il épousera Anne Chiasson. Leur fils, Charles (C132), épousera à son tour Luce Aucoin et l’union de ces deux personnes sonnera le départ d’une longue lignée de Boudrot. Charles et Luce ont eu douze enfants De fait, les enfants se mettront à éclore, « comme fleurs au printemps », faisant rebondir la nature qui reprendra enfin ses droits, depuis si longtemps frustrés. Et c’est ainsi que le nom des Boudrot demeure toujours si vivace dans cette sympathique Acadie du Cap-Breton. Extrait du Bulletin historique de Chéticamp, d’après l’abbé Charles Aucoin. 31 intro La branche de Boudreau qui fonda Caraquet, Maisonnette, Paquetville, et Petit-Rocher. L’Ancêtre de cette famille à Caraquet, Joseph Boudreau, naquit à Beaubassin, en 1738. En 1758, pour échapper aux anglais et éviter la déportation il se réfugie dans les bois avec ses parents et un groupe d’acadiens dirigé par l’abbé Le Guerne, leur missionnaire. Après une pénible et longue marche, le groupe atteint Restigouche vers 1760. Le 7 janvier 1761, Joseph marie Jeanne-Marie Haché-Gallant, fille de Jacques et de Josette Boudreau de l’Île Saint-Jean (I.P.É.). Le célébrant était le père Ambroise, un récollet faisant les fonctions curiales dans la paroisse de Ste-Anne de Restigouche (Pointe-à-la-Croix).Pendant l’escale à Restigouche, le groupe s’effrite lentement. Les réfugiés se regroupent en petites unités et empruntent des voies différentes. Plusieurs se dirigent par petits bateaux vers Québec, Nicolet et St-Jean d’Iberville. Tandis que d’autres demeurent en Gaspésie à Carleton et Bonaventure. Joseph alla ensuite demeurer à Miscou avec sa belle famille avant de venir s’établir à Caraquet vers 1784. Il reçut en 1784, 400 acres de terre, qu’il occupa là où est présentement située l’église de Caraquet. En 1791 il vendit 236 acres de ses terres à Raphaël Blanchard, puis il déménagea à Petit Rocher où était déjà établi son fils aîné, Cyprien. Il y est décédé en 1797. Seul, Sylvain, marié avec une des filles d’Olivier Blanchard demeura à Caraquet, occupant les autres 164 acres de la concession originale. Il échangea cette terre avec celle appartenant au père Girouard, appelée terre de l’église, située plus à l’ouest et encore occupée en partie par ses descendants. Il est l’ancêtre des Boudreau de Maisonnette, Paquetville et Petit-Rocher. Son petit-fils, Pierre, fut fondateur du Village des Boudreau établi le long de la Rivière-du-sud. Ce Joseph Boudreau (J8) qui prit racines dans ces coins de pays était le fils de Anselme (A1) et Marguerite Gaudet de Beaubassin, de Michel (M4)et Madeleine Cormier de Port-Royal qui s’établirent à Beaubassin et de Michel (M1) à Michel Aucoin de Port-Royal. La branche de Boudrot qui sʼinstalla dans la région de la péninsule Gaspésienne, à Carleton, à Bonaventure, à Maria et dans les villes et villages avoisinants. Comme nous le citions en début des textes des ancêtres Boudrot qui fondèrent Caraquet, Maisonnette, Petit-Rocher, il y a un autre groupe de Boudrot qui décidèrent de demeurer près de Restigouche et de s’y établir. Suite à des notes historiques dans le livre d’Honoré Boudreau de Rimouski, Joseph, né à Port-Toulouse vers 1717, marié à Rosalie Arseneau, était navigateur et propriétaire d’une goélette. Il a fui devant l’envahissement de l’Île Royale par les Anglais vers 1758-59. Après la prise de Louisbourg, il s’est réfugié avec son fils aîné, Joseph, au fond de la Baie des Chaleurs, à Petite La Rochelle, aujourd’hui, Atholville, à l’époque nommée Restigouche. Il a sûrement vu la bataille de Restigouche et les grands voiliers. On peut le suivre par les recensements. Il fut le fondateur de la lignée des Boudreau en Gaspésie. Il semble qu’ʼil soit le seul Boudrot a y être demeuré. Il est à noter qu’à cette époque on écrit Boudrot, et ce n’est que vers les années 1825 que l’on a commencé à écrirentro Boudreau et parfois Boudreault. On peut voir dans les anciens contrats que l’on écrit Boudrot jusque vers les années 1860.Selon l’Abbé Gallant, Joseph et Rosalie Arseneau ont eu sept (7) enfants Il est à supposer qu’à l’été de 1761, Joseph soit allé chercher sa famille; sa femme et les autres enfants probablement à l’Île St-Jean. Puis il s’installe à Bonaventure. Selon le recensement de cette paroisse de 1765, il possède une maison, une femme, deux enfants mâles au dessus de 15 ans,4 enfants en dessous de 15 ans. Joseph fils, étant marié, il n’est donc pas inclus ici. Il revient s’établir définitivement à Tracadièche (Carleton) en 1766. Il s’est installé avec sa famille et son fils aîné Joseph. Ils ont construit leur première habitation à plus d’un kilomètre du Barachois. Selon le généalogiste Bona Arseneault, Joseph et son fils se sont installés sur les six (6) premiers arpents à l’est de la partie de l’église. Trois arpents pour le père et trois autres pour le fils. Ces terres n’ont jamais rien coûté aux habitants. On ne sait si une fois installé à Tracadièche, Joseph a continué à naviguer. Le doute persiste. Né en 1717, arrivé à Tracadièche en 1766, il est alors âgé de 50 ans. Appauvri et usé par toutes les misères et tracas qu’il a traversés, il décède après 1777, âgé de plus ou moins 66 ans. Son fils aîné, Joseph continua à travailler la terre et il laissa une très nombreuse progéniture. Il se maria à Marguerite Leblanc qui lui donna douze (12) enfants. Encore aujourdʼhui, certains de ces descendants sont établis sur les terres de leurs ancêtres. Donc ce Joseph Boudrot (J21)marié à Marie-Rosalie Arseneau, le 13 mai 1743à l’Île St-Jean était le-fils de Charles (C5) dit Charlot, marié à Marie-Josephte Landry, le 9 février 1707 à Port-Royal, petit-fils de Abraham (A2) et enfin de notre ancêtre Michel (M1).Une autre source de Boudrot semble s’être installée dans cette région de la Baie des Chaleurs, à Cascapédia. Il s’agit de Jean Boudreau dit « Micteau », le frère de Joseph-Samuel dit « Castor ». Né en 1715, il était à Beaubassin en 1746, à Port Toulouse en 1752, à Restigouche en 1760, à Chéadabouctou de 1761 à 1765, à Miquelon de 1765 à 1778, où quatre de ses enfants furent baptisés : Rosalie, Pierre, Anne Joseph et Louis. On le retrouve à La Rochelle , France de 1778 à 1783 et de nouveau aux Iles St-Pierre et Miquelon de 1783 à 1793, aux Iles de la Madeleine en 1794, à Cascapédia (New Richmond), Baie des chaleurs, où il est arrivé en 1795. (Bona Arseneau, HGA V1, 2211). Il fut inhumé à Bonaventure le 15 août 1798. Les branches de Boudrot qui s’installèrent dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, de la Côte-Nord, de Québec, de Montréal et dans la province de l’Ontario, spécifiquement à Ottawa. Nos ancêtres qui ont fondé le Saguenay-Lac-St-Jean, n’ont pas été déportés. Ils se sont enfuis à travers les bois, avec l’aide des Indiens Micmacs, le long des rivières et des lacs qui séparaient l’Acadie du Canada. Possiblement qu’ils étaient avec le contingent des 1500 Acadiens que le curé Le Guerne avait réussi à convaincre de s’échapper avant que les Anglais les fassent prisonniers. Pendant cette longue fuite, plusieurs de nos ancêtres décèderont de la maladie, du froid et de la faim. Ce fut le cas d’un de nos ancêtres, René qui décéda durant cette odyssée. intro Son frère Jean-Baptiste, l’ancêtre des Boudreault du Saguenay, s’établira à La Malbaie, alors que les descendants de René resteront à l’Isle aux Coudres : ces descendants de René seront les ancêtres de Boudreault de Bas-Saguenay, à partir de l’Anse-St-Jean. Vers 1775, il y avait seulement deux couples Boudreault à Charlevoix lesquels deviendront la tête d’une longue postérité de Boudreault au Saguenay-Lac-St-Jean. Ces deux couples sont : François, fils de Jean-Baptiste et Pierre, fils de René, mort durant sa fuite vers l’exil. Lorsque la région Saguenay ouvrira ces portes à la colonisation, en 1838, plus de vingt familles de Boudreault viendront s’établir en l’espace de 12 ans. François était marié à Sophie Martel de La Malbaie, alors que Pierre avait épousé Josephte Tremblay de l’Isle aux Coudres. Ces deux fils d’Acadiens ont laissé une très nombreuse descendance partout à travers nos régions jumelles. Sur les 63 municipalités qui sont réparties dans notre région, toutes ces villes et villages comptent des Familles Boudreault. Donc, si nous remontons la lignée de François (F41) marié à Marie-Sophie Martel, fils de Jean-Baptiste (JB60) marié à Agnès Pitre, de Michel (M29) marié à Cécile Leblanc, de Claude (C3) marié à Anne-Marie Thibodeau, de Michel (M1) à Michelle Aucoin. Pour celle de Pierre (P27) marié à Josephte Trembaly, fils de René-Pierre (RP7)marié à Judith Pitre, de Michel (M29) marié à Cécile Leblanc, de Claude (C3) marié à Anne-Marie Thibodeau, et de Michel (M1) à Michelle Aucoin.Ce fameux Claude(C3), notre ancêtre ici dans nos régions de Charlevoix et du Saguenay-Lac-St-Jean, était le frère d’Abraham. Le fils de Claude, dont le premier enfant François sera l’ancêtre d’une souche de Boudreau du nord-est du Nouveau-Brunswick. ‘est dans les années 1820 ou approximativement, que le nom Boudreau et celui de beaucoup de noms de familles acadiennes, ajoutèrent le (LT) à la fin de leur nom. Pourquoi? Est-ce dû à la connotation française, à des erreurs de prêtres qui remplissaient les registres de baptêmes et sépultures, tout ce que nous pouvons voir dans les registres au niveau de mon ancêtre Théophile, marié à Ste-Alexis de la Grande-Baie, le 8 octobre 1849, à Sophie Gauthier, que les six (6) premiers enfants ont été baptisés; Boudreau et les six (6) enfants suivants l’ont été en ajoutant le (LT). Cette pratique, d’y ajouter le (LT) à la fin de notre nom, est resté collée à tous ceux et celles qui sont venus au monde dans la région de Charlevoix et du Saguenay-Lac-St-Jean. Donc, lorsque nous retrouvons le nom Boudreault, partout maintenant au Québec, en Ontario et un peu partout au Canada, il est à peu près assuré que leurs racines viennent de nos deux régions. Mais que ton nom s’écrive : Boudrot, Boudreau, Boudreault, Boudreaux, Budrow, ton origine et ta fierté seront toujours les mêmes. NB. L’Orthographe : Selon l’orthographe de Bona Arseneau, les Boudrot du début sont devenus Boudreaux en Louisiane, alors que ceux de Nouveau-Brunswick écrivent Boudreau, alors que ceux émigrés au Saguenay-Lac-St-Jean adopteront vers la fin du siècle dernier celle de Boudreault. Le juge René Boudreault (Les Boudreault du Saguenay-Lac-St-Jean : Saguenayensia, 1976, page 58) : « Si nos ancêtres s’appelaient Boudrot en Acadie, il semble qu’ils avaient commencé à écrire leur nom Boudreault en arrivant à Charlevoix; même si pendant de intro nombreuses années plusieurs de nos ancêtres ont laissé tomber le (LT), la majorité l’ont repris vers la fin du X1X siècle ». L’Association des Boudreau (Shédiac, Nouveau-Brunswick) publie un livret : La famille Boudreau de 1600 à nos jours, par Lévi Boudreau, à l’occasion du premier Congrès Mondial Acadien de 1994, dans lequel on peut voir que le nom de notre ancêtre s’écrit : Michel Bouderot…? Plus tard, dans les années 1945-50, d’autres familles de Boudreau, venant du Nouveau-Brunswick, et des Iles de la Madeleine viendront se greffer à nos familles pionnières, suite à l’ouverture des usines de Price Brothers et de la compagnie Alcan. C’est le cas des Familles de Léo-Paul Boudreau de Shédiac, (voir Les Boudreau de 1600 à nos jours de Lévi Boudreau) et d’Alcide Boudreau de Paquetville et plusieurs autres familles qui seraient trop long à énumérer. La branche de Boudreau qui fonda « Havre-Saint-Pierre. Deux groupes de Madelinots vinrent s’installer à la Pointe en 1857, un en juin et l’autre au mois d’octobre. Le premier arrivait sur la goélette « Mariner » sous le commandant de Nathael Boudreau. Parti de Havre-aux-Maisons le 27 ou 28 mai, il abordait, après plusieurs jours en mer, à la rivière Corneille où il ancra pour la nuit. Le groupe comprenait six couples, la plupart avec leurs enfants, ainsi que quelques jeunes dont les parents avaient l l’intention de traverser bientôt, ce qui donnait environ 35 personnes, hommes, femmes et enfants. Si l’on considère que les couples avaient embarqués ménages, outils et matériels pour bâtir, ainsi que nourriture, bestiaux, etc., la goélette était sûrement pleine. Par ailleurs, le navigateurs-pêcheurs de l’expédition connaissaient à peu près certainement la région. En effet, à partir des Iles-de-la Madeleine, en plein Golfe, avec une goélette à voile, contourner l’île Anticosti et venir jeter l’ancre directement à la rivière Corneille, afin de pouvoir ensuite longer le littoral vers l’ouest jusqu’à Mingan, en terre des îles pour y trouver un bon havre, tout cela implique qu’ils savaient dans quelle direction naviguer, et qu’ils avaient déjà une certaine connaissance de la région pour avoir fréquentés les bancs de pêche de Mingan. Il est probable également qu’il y ait eu un chef de file, un leader dans cette expédition, car c’en était une, en la personne de Firmin Boudreau. Cet homme d’une grande expérience avait aussi une forte personnalité selon les indices que nous fournissent les documents ; même physiquement il était imposant par sa stature car il avait au delà de six pieds. Divers écrits nous apprennent qu’il était un ancien capitaine de milice aux Iles, marguillier (il signe un document à ce titre avec Louis Boudreau), membre du premier Conseil scolaire provisoire le 13 juin 1846, et il était aussi capitaine de goélette de métier, donc navigateur d’expérience qui connaissait déjà la Côte jusqu’à Terre-Neuve, comme tous les capitaines de l’époque. Selon R. Rumilly, il aurait même émigré devant des menaces… »Firmin Boudreau, Louis Boudreau, Dominique Arseneau, François Lapierre…Il semble selon certaines réponses, que ces Acadiens aient émigré sous la menace de dépossession de leurs terres et de leurs maisons aux Iles-de-la-Madeleine. (voir R.Rummilly, les Iles-de-la-madeleine, 48).Dans son « Histoire de la survivance acadienne », de 1935, le Fr. Antoine Savard, csv précise : « les baux de dix ans(qui ne renouvelaient plus) comportaient une rente fixe; d’autres existaient moyennant une rente annuelle de quinze sous l’acre, et le plus grand nombre moyennant un chelin l’acre.ntro Deux ans de non paiement de cette rente suffisaient pour faire perdre au locataire sa terre avec toutes les améliorations : ce fut, entre autres, le cas de Firmin Boudreau, de Louis Boudreau, de Casimir Arseneault, de Jean Chevarie et de Fabien Lapierre… » Il est probable que les agents aux Iles les considéraient comme des têtes Fortes, des hommes trop portés à faire valoir et défendre leurs idées. Donc quelle était la descendance de ce fameux Firmin? Pour le retrouver dans notre volume, Michel-Firmin (F136) né en 1796, marié à Pélagie Cormier en 1820, à Havre-Aubert, Iles de la Madeleine. Il était le fils de Michel (M82) né en 1758 et Marie-Modeste Boudrot, mariés vers 1782 à Havre-Aubert. Le père de Michel (M82) était le fils de Joseph-Sam (JS41), dit Castor, marié en 1749, à Marguerite Chiasson. Celui-ci était le fils de Michel (M17) dit Micteau, marié à Anne Landry en 1714, à Port-Royal. De ce Michel (M17) nous retrouvons Abraham (A2) marié à Cécile Melanson, à Port-Royal vers 1684. La branche de Boudrot qui s’installa aux Iles-de-la-Madeleine. Avant de parler des ancêtres Boudrot des Iles-de-la Madeleine, il serait bon de faire un détour et de faire un peu l’histoire de ces Iles. Le premier possesseur des Iles fut Richard Gridley, né à Boston, qui participa au siège de Louisbourg, servit sous Amherst et accompagna Wolfe aux Plaines D’Abraham en 1759 et où en récompense de ses services rendus, on lui donna les Iles de la Madeleine. Dès 1762, alors que la chasse aux Acadiens se poursuit toujours sur les rives de la Nouvelle-Écosse et dans les forêts de l’Île St-Jean, Gridley établit un poste à Havre St-Pierre-Aubert dans le but de faire la chasse aux morses et aux phoques, de même que la pêche aux homards. Un document daté de 1765, révèle qu’il forma une compagnie avec ses quatre fils et qu’il engagea vint-deux (22) hommes, dix-sept (17) de la Nouvelle-Écosse et cinq (5) du Canada, tous des Acadiens. Voici la traduction de l’article 5 de ce document :« Tous les Français natifs de la Nouvelle-Écosse (Acadiens) qui s’engagèrent, ont prêté le serment d’allégeance devant moi. Ils n’ont pas de prêtre. Ni eux, ni les Anglais n’ont eu connaissance du commodore français qui a séjourné dans le golfe l’année dernière ».Voici le serment d’allégeance :« Nous, les personnes dont les noms suivent, nés de la Nouvelle-Écosse ou Acadie et employés à the Sea Cow Fishery in the Magdaline Islands, nous promettons et jurons sincèrement et sévèrement que nous serons fidèles à porter l’allégeance de sa Majesté le Roi Georges ».Et nous pouvons voir sur le document les noms de quatre (4) Boudrot : François Budero, Joseph Budero, Joseph Boudereaux et François Boudereaux. (Chaque nom est accompagné de la marque X car aucun ne peut signer) Assermenté devant moi ce 3ième jour dʼaoût 1765, au Havre St-Pierre-Aubert, Iles de la Madeleine, dans le golfe Saint-Laurent. Fs Allwright. Maintenant, situons les quatre (4) Boudrot (Budero) et leur descendance. intro Joseph-Samuel dit Castor, né en 1721, était le fils de Michel et d’Anne Landry de Port-Royal, marié vers 1750 à Marguerite Chiasson. Pêcheur et laboureur, on le retrouve au Cap-Breton, à Schédabouctou, à l’Étang des Berges (Île-St-Jean), d’après le recensement de 1752.Il vient s’installer aux Iles de la Madeleine avec sa famille. Il décède aux Iles le 25 août 1808. De ses sept enfants, retenons Marie et ses trois fils : Joseph, (2) Michel et (3) François. « Castor » est un mot indiqué comme terme acadien dans le Glossaire acadien de Pascal Poirier et qui est défini comme suit : Sont appelés « Castors » les partisans d’un parti politique canadien-français, également connus sous le nom de « nationalistes ».Le second(4) François Boudrot engagé de Gridley semble être l’un des fils de François dit Manne, marié à Jeanne Landry en 1717. Les familles pionnières et leur lieu de passage vers 1772-1780 Charles Boudreau et ses fils : Louis et Firmin, Joseph, Thomas… de l’Île St-Jean et de Port-Toulouse, Cap-Breton.Joseph Boudreau. Îles-St-Jean : Port-Lajoie Les fils de Samuel Boudreau : Joseph, Michel et François…de l’Île-St-Jean : Malpèque Il semble bien que les trois familles Boudrot établies aux Iles-de-la Madeleine sous le règne de R. Gridley étaient de même souche acadienne, à la troisième génération.Charles Boudrot, dit « Manne » est le beau-frère de Joseph-Castor et son arrivée aux Iles est confirmée par Bona Arseneau : « Charles Boudrot est venu s’installé aux Îles-Madeleine en 1772, en provenance de Miquelon.Il est né en 1732, passa à l’Île St-Jean, Tracadie, à l’époque de la dispersion avec Madeleine Chiasson son épouse pour aller s’établir à la côte du port du Havre St-Pierre-Aubert ave ses fils Louis, Firmin, Joseph, Thomas…On trouve la sépulture de ce couple : Charles en 1810, âgé de 78 ans et Madeleine en 1824, âgée de 95 ans. Charles fut l’un des premiers anciens sur les Iles, avec le pouvoir de remplir les rites de l’église en l’absence d’un prêtre ou d’un missionnaire, v.g. baptêmes, mariages funérailles et messe-blanche. Ils eurent plusieurs enfants qui les suivirent aux Iles-de-la-Madeleine. Les enfants de Charles, Louis, Firmin, Joseph, Thomas et les autres, eurent une nombreuse descendance aux Iles. Prenons Louis, marié à Louise Dugas, ce couple a été très impliqué dans leur communauté. Louis remplissait plusieurs fonctions comme : Agent pour Isaac Coffin auprès des habitants; il était témoin et administrateur dans les conflits (syndic); il avait la garde de la chapelle-église avec son frère Firmin. Pour sa part, sa femme Louise, appelée Louison, selon la tradition fut la première femme des Iles. Établie avec son mari, Louis, sur la Pointe du Havre St-Pierre, elle fut sage-femme, et son nom apparaît au baptême de la plupart des enfants tout au long des premiers registres paroissiaux. Elle signait indifféremment : Louise Boudreau, Louise Dugas-Boudreau, Louise Boudreau-Dugas, Louise femme de Louis Boudrot et même Louise, sage-femme. D’une longévité extraordinaire, elle mourut à 105 ans. La descendance de Charles est remarquable par la souche de Louis et Louise Dugas qui compte cinq (5) prêtres : Charles-Nazaire, Stanislas, Nazaire, François et Denis. intro Les Trois fils de Samuel Boudreau. Ni les relevés de registres paroissiaux ni les autres écrits consultés ne révèlent le mariage de Samuel qui cependant apposa sa signature à deux mariages en 1794. Ceci crée une nouvelle confusion autour des nombreux « Joseph Boudrot », car il se peut qu’il portait aussi le nom de Joseph-Samuel.1-Joseph, son fils est celui qui a épousé Marguerite Chiasson. Ils auront trois enfants : Louise, Joseph et Rosalie. 2-Michel épouse Modeste Boudrot et ont pour enfants : Joseph, Isabelle, Appoline, Charles, Placide, Michel-Firmin, c’est ce personnage qui ira fondé Havre St-Pierre, Françoise et Victor. 3-François épouse Marie Boudrot et ont pour enfants : Madeleine, Marie-Marthe, Anne, Lazarre, Joseph et Joachin.On peut donc conclure sans pouvoir être dans l’erreur, que de ces quatre descendants, le patronyme des Boudrot a continué à se perpétuer dans les Iles et partout dans la province. La branche des Boudrot qui s’installa dans la région de Nicolet et les environs. Cette souche de Boudrot, comme presque toutes les autres d’ailleurs, se sont un jour retrouvées dans ces régions, suite au Grand Dérangement de l’automne de 1755. Nous avons quatre hypothèses pour tenter de justifier la présence de la Famille Boudrot dans cette région de Nicolet. Une première nous vient de Mgr Richard qui écrit : »Marguerite Pitre, femme de François Boudrot était probablement devenue veuve avant son départ de lʼAcadie »Une deuxième hypothèse, écrite par le Père Adrien Bergeron nous indique : « À l’arrivée des Boudrot à Nicolet, vers 1758, tout le contexte indique clairement qu’ils faisaient partie du groupe massif, plus de 1500, que l’Abbé Le Guerne, leur missionnaire, avait à force d’instance réussi à soustraire aux Anglais et, après de pénibles marches et séjours en forêt, à les embarquer en petits bateaux pour Québec ».Une troisième hypothèse, tirée du journal de la Louisiane, « Le Meschacébé » en date du 14 décembre 1872, nous informe : « Lors de la dispersion des Acadiens, en 1755, plusieurs familles de Grand-Pré… se jetèrent dans les bois pour ne pas tomber entre les mains des Anglais et vécurent ainsi…avec les sauvages…. Le chef de l’expédition était Michel Bergeron dit de Nantes…l’on s’enfonça dans les bois en se dirigeant du côté du Canada. C’était le printemps 1758. On marcha tout l’été…Finalement, trois jours avant la Toussaint, on atteignit les habitations à Cacouna, où on passa l’hiver. Le printemps arrivé (1759), toute la petite colonie s’embarqua à bord des canots préparés pendant l’hiver et remonta le fleuve jusqu’à Saint-Grégoire, où elle arriva à l’automne suivant et se fixa à l’endroit où est actuellement le village… »Une quatrième hypothèse provient de Bona Arseneault : « François Boudrot, déporté à New-York lors de la dispersion, il s’est établi à Nicolet, au Québec, vers 1768 ».( p.640 Bona). intro Quoiquʼil en soit, nous retrouvons Marguerite Pitre et ses enfants à Nicolet vers 1759. Peu à peu, ils s’adaptèrent à leur nouvelle vie tout en conservant leurs traditions, leur parler acadien et surtout leur histoire. Il est dit aussi que Marguerite, veuve de François Boudrot se remarie le 11 janvier 1768, à Simon Provencher. François et Marguerite Pitre ont eu huit (8) enfants dont trois (3) garçons et cinq (5) filles. Deux de ses fils, Joseph-Athanase, marié vers 1759 à Nicolet, à Félicité Orion dit Champagne et François-Osias, marié le 19, novembre 1764, à Nicolet, à Marie-Anne Orion dit Champagne, auront de nombreuses descendances avec des famille de 17 enfants pour François-Osias. Si maintenant nous voulons remonter à Michel, notre ancêtre pour cette lignée de Nicolet, François (F33), né vers 1710 à la Rivière des Hébert (Grand-Pré), épouse vers 1733, à Grand-Pré, Marguerite Pitre. François est le fils de Michel (M29) et de Cécile Leblanc. Michel (M29),né vers 1687, épouse à Grand-Pré, vers 1707, Cécile Leblanc. De cette union, naîtront huit (8) enfants, quatre garçons et quatre filles. Michel (M95) se remariera le 16 avril 1732 à Port-Royal à Anne Préjean. De Michel (M95) nous arrivons à Claude (C3), né vers 1663, épouse en première noces vers 1682, Anne-Marie Thibodeau. Cinq enfants naîtront de ce mariage. Vers 1700, Claude (C4) se remarie, à Grand-Pré, à Catherine Meunier. De cette union, onze enfants feront la joie des parents. De Claude (C4) dixième enfant de Michel (M1) et Michel Aucoin. André Boudreault, prés… Les Origines des Boudreau(lt)(x) au Québec et en Ontario. Les textes suivants sont la résultante des recherches compilées depuis plusieurs années et qui font référence à nos ancêtres. Nous retrouvons aussi les branches de Boudrot qui s’installèrent et essaimèrent une grande progéniture un peu partout, à travers les provinces Maritimes, de même que dans les autres régions du Québec, de l’Ontario et du reste du Canada. Michel Boudrot Michel Boudrot, né vers 1601, serait arrivé avant 1639, date où il est mentionné comme étant déjà syndic à Port-Royal. Il était considéré comme fermier (laboureur) lors du recensement de 1671 et lieutenant général civil et criminel, i.e. magistrat lors de celui de 1686. Vers 1641, il prit pour épouse, Michelle Aucoin qui lui a donné onze enfants. (Bulletin de la Société historique acadienne, par Stephen. A. White, sept. 94).Mais là où il y a mystère, c’est le lieu d’origine en France, la date de son arrivée en Acadie et le lieu de son mariage avec Michelle Aucoin, qui sont des questions qui restent sans réponse. Pourtant des recherches se continuent en France pour tenter de découvrir d’où origine notre ancêtre.« Michel Boudrot, né en 1601, conseiller et lieutenant général de l’Acadie, sans doute originaire de la paroisse de Cougnes, diocèse de La Rochelle, arrivée en Acadie vers 1642, marié vers 1640 à Michelle Aucoin. Michel Boudrot avait épousé Michelle Aucoin avant son départ de France pour l’Acadie. Or les Aucoin sont originaires de Cougnes, diocèse de La Rochelle » : voir Geneviève Massignon (Les parlers français d’Acadie, p. 43 et 57). Et (Bona Arseneau, HGA, vol 2, p. 441).Adrien Bergeron place son arrivée avant 1639 (GAAQ, vol. 2, 33, 34). « Michel Boudrot apparaît comme parrain, lors d’un baptême à Port-Royal en 1639, et dont l’acte paraît dans la généalogie de la famille Menou, document extrêmement rare pour une date aussi lointaine : Extrait de baptème du 21 septembre 1639 à Port-Royal, alors que Marie, fille de sieur Charles de Menou escuier lieutenant général pour le Roy en Coste d’acadie paiis de la Nouvelle France, fut baptisée sur les quatre heures du soir, ledit jour qu’elle estoit née, et fut consacrée à la Sainte Vierge par Claude Petipas et Michel Boudrot, premiers syndics de Port-Royal, ont esté parrain Pierre Cachet … »(folio 90).Léopold Lanctot (L’Acadie des origines, p. 45,46), remonte à 1636. A. Bergeron : Mlle Massignon (p 43) a découvert un document daté du 5 octobre 1687 où, Michel Boudrot est signataire d’une attestation relative à l’oeuvre du gouverneur d’Aulnay en Acadie. En 1686, il était lieutenant-général de la juridiction de Port-Royal.Léopold Lanctot cite en partie cette déclaration : « dès l’été de 1636, on se mit à la tâche pour la construction du port, des habitations et des embarcations. Une déclaration qui sera faite le 15 octobre 1687 par les anciens habitants de Port-Royal, nous renseigne sur lʼétendue des travaux accomplis en 1636 et durant les années suivantes : ». Nous, Michel Boudrot, lieutenant-général en Acadie, avec les anciens habitants du pays, je certifie que feu Messire dʼAulnay Charnisay, anciennement gouverneur pour le roi sur la coste d’Acadie, fit construire trois forts sur ladite coste. Le premier à Pentagouet, le second à la rivière St-Jean, en 1645, et le troisième à Port-Royal; lesquels forts étaient bien fournis de tous les canons et de toutes les munitions nécessaires et avec trois cent hommes ordinaires pour défendre les susdits forts…Nous certifions aussi que ledit dernier sieur D’Aulnay Charnisay ordonna la construction de deux moulins : l’un était à l’eau et l’autre, un moulin à vent et ledit sieur ordonna à Port-Royal, la construction de cinq pinasses et plusieurs chaloupes et deux vaisseaux d’environ soixante-dix tonneaux chacun. Avec deux fermes ou manoirs et les bâtiments nécessaires; aussi bien maisons d’habitation que granges et étables. Tout ce qui est ci-dessus nous le certifions être vrai, car nous l’avons vu; en foi de quoi nous avons signé à Port-Royal le 15 octobre 1687, en présence de monsieur de Menneval, gouverneur pour le Roi de toute Acadie et de monsieur Petit, grand vicaire de sa Grandeur l’évêque de Québec, et curé de ladite place de Port-Royal. Aussi ont signé : Messire Boudrot, lieutenant général, François Gaunizzot (Gautherot) Bourgeois; Pierre Martin; Mathieu Martin; Claude Thériot d’Entremont, procureur pour le roi. Avec les marques de Antoine Bourg, Pierre Bouet (Doucet), Denis (Daniel) Leblanc, Abraham Dugas. Ce même Lanctot fait remonter l’arrivée de Michel Boudrot à 1632 )p. 37,38) Le 20 juin 1632, deux voiliers, le Saint-Jehan (250 tonneaux) et l’Espérance-en-Dieu partent de La Rochelle, en Aunis et se dirigent vers le port d’Auray en Bretagne où un troisième vaisseau se joint à eux. Razilly emmène 300 hommes d’élite, comprenant des soldats et leurs officiers, six capucins, une douzaine de familles dont les Doucet, les Bourgeois, les Bourg, Therriot, Dupuy, Martin, Petitpas et plusieurs célibataires dont Michel Boudrot et Pierre Comeau ».De toute façon, au recensement de 1671, Michel Boudrot est identifié comme laboureur. Michel Boudrot, aagé de soixante et onxe ans, sa femme Michelle Aucoin, aagée de cinquante et trois ans. Leurs enfants, au nombre de onxe, trois de mariés, Françoise aagée de 29 ans, Jeanne aagée de 26 ans, Marguerite aagée de 20 ans. Les non mariés, Charles aagé de 22 ans, Marie aagée de 18 ans, Jehan aagé de 16 ans, Habraham aagé de 14 ans, Michel aagé de 12 ans,Olivier aagé de dix ans, Claude aagé de 8 ans, François aagé de 5 ans. Leurs bêtes à cornes : vingt et douxe brebis. Leurs terres labourables huit arpans ». (AGN, Placide Gaudet).Au recensement de 1686, Bona Arseneau (A.Anc,77) mentionne : « Michel Boudrot, 85 ans, lieutenant-général de la seigneurie de Port-Royal, marié à Michelle Aucoin, 68 ans. Enfants demeurant encore avec lui, deux de ses fils : Michel 26 ans qui s’établira à Beaubassin et François 20 ans. En 1693, Michel est décédé. Michelle Aucoin (Aucouaing) *** Qui est Michelle Aucoin?*** Michelle est la fille de Martin Aucoin. Elle serait originaire de La Rochelle, selon les sources les plus courantes. intro *** Nous avons quelques certitudes concernant Martin Aucoin.*** Le 26 novembre 1630, dans la chapelle Sainte-Marguerite à La Rochelle, est baptisée Jeanne, fille de Martin Aucoin et de Barbe Minguette. *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Sainte-Marguerite de La Rochelle : Le 26 novembre1630, fut baptisée Jeanne Aucoin, fille de Martin Aucoin et de Barbe Minguette. Le parrain Arnaud Gion, la marraine Jeanne Riou. *** Le 20 janvier 1632, dans l’Église Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple, Martin Aucoin épouse Marie Sallé (Arnaud Gyon, parrain de Jeanne Aucoin, est présent à ce mariage). *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Saint Barthélemy de La Rochelle : Le 20 desdits mois et jour des Saint-Fabien et Sébastien, ont été épousés Martin Aucoin, menuisier demeurant en cette paroisse avec Marie Sallé, fille de feu Denis Sallé et de Françoise Arnaud de la paroisse de Cougnes, et du consentement de son curé, en présence de Nicolas Jaqueneau, maître serrurier, Arnaud Gyon, menuisier Pierre Dusaut, mercier, Jean Bertrand, boucher, Martin Barraud, mercier, Jean Brossard, boucher, Antoine Cousaud, maçon et plusieurs autres. *** Le 10 novembre 1632, dans la même église, est baptisé Jean, fils de Martin Aucoin et de Marie Sallé. *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Saint-Barthélemy de La Rochelle : Le 16ième jour de novembre 1632, a été baptisé Jean, fils de Martin Aucouaing et de Marie Sales. Le parrain Jean Rondeau et la marraine Marie Remon. *** Marie Sallé se remarie avec Jean-Claude Landry. Un fils, René dit Le Jeune, naît de ce couple vers 1635, et se marie avec Marie Bernard, en Acadie, en 1659. *** Aucun autre acte n’a pu être retrouvé, à ce jour, dans les registres rochelais sur ces familles. *** De ces faits, il ressort que Michelle Aucoin est née vers 1620, qu’elle est la fille de Martin et Barbe Minguette, et que cette famille est vraisemblablement arrivée à La Rochelle qu’après le siège 1627-1628, avec le grand nombre de personnes venues repeupler la cité dévastée par 14 mois de souffrances et de morts. *** Entre 1630 et 1632, étaient à La Rochelle, Martin Aucoin, Barbe Minguette, Marie Sallé et leurs enfants. *** Martin Aucoin est menuisier et il demeure dans la paroisse Saint-Barthélemy et il est de religion catholique.Marie Sallé est la fille de Denis Sallé et de Françoise Arnaud, de la paroisse de Notre-Dame-de-Cougnes.Nous ne possédons pas beaucoup d’informations au sujet de Michelle Aucoin, comme toutes les autres femmes de nos ancêtres d’ailleurs. Mais il faut retenir que de tout temps, ce sont nos mères qui voyaient à l’éducationtdes enfants et c’est grâce à elles si les générations ont pu croître et continuer à se perpétuer. Michelle Aucoin a donné onze enfants à notre ancêtre Michel et c’est de cette source que tous les Boudrot qui portent aujourdʼhui ce patronyme, proviennent. Michelle Aucoin décédera le 17 décembre 1706 à lʼâge de 88 ans, à Port- Royal. Abraham Boudrot (A2) Abraham Boudrot (A2), né en 1663, frère de Claude (C3), se marie vers 1684 à Cécile Melanson, fille de Charles et de Marie Dugas. De cet union, naquirent : Charles (C5) en 1685, Jean-Baptiste (JB7) en 1687, Michel (M17) en 1689, François (F6) en 1692, Marie (M19) en 1694 et Cécile (C6) en 1696.Abraham Boudrot (A2) de Port-Royal fut un de ceux qui durant la guerre de la ligne d’Augsbourg (1689-1697), obtient des laisser-passer du commandant Villebon. Abraham qui commerçait régulièrement avec Boston depuis les années 1680, s’était acquis l’amitié et le respect de nombreux marchands du Massachusetts. Au printemps de 1691, le négociant acadien Abraham Boudrot se rendit à Boston pour mettre en oeuvre une entente signée avec les frères Faneuil et l’ex-acadien David Basset, tous marchands cossus de la capitale du Massachusetts. Ces derniers devaient fournir une grande quantité de tissus et d’autres marchandises que le capitaine Boudrot acceptait de transporter sur son bateau, « le Mary », pour vendre aux habitants de Port-Royal ou pour échanger contre des peaux de castor. Ce qu’il advint d’Abraham Boudrot, quand le Mary quitta le port bostonien, à la fin du mois d’avril, nous est bien connu grâce au témoignage du marin Ezekiel Collins. Le bateau fit un détour pour s’engager dans la rivière Penobscot mais à la vue d’une chaloupe militaire anglaise qui patrouillait là, il reprit la haute mer pour continuer sa route vers Port-Royal. Abraham refit le manège une seconde fois et, lorsqu’il rencontra, à nouveau, la chaloupe anglaise, il refit demi-tour. Toujours selon Collins, après dix jours de bonnes affaires à Port-Royal, Abraham Boudrot donna l’ordre de lever l’ancre et de hisser les voiles. Quelle ne fut pas la surprise de l’équipage de constater que leur bateau se dirigeait droit sur Pantagoet, au lieu de rentrer à bon port avec la cargaison de riches fourrures. Très vite, un groupe d’Indiens et leur chef acadien, Jean Serreau de Saint-Aubin, prirent le Mary d’assaut. Tout semblait marcher comme sur des roulettes, précisa Collins. Abraham Boudrot informa Saint-Aubin qu’il avait des lettres pour le baron de Saint-Castin. Il fut conduit jusqu’à l’Habitation, pendant que son équipage était retenu à bout de mousquets et que les fourrures étaient déchargées. Leur captivité dura un mois environ, après quoi on leur donna l’occasion de prendre une chaloupe pour retourner à Boston… et voilà le tour était joué! Les Américains se demandent toujours pourquoi le baron prit le contrôle du Mary. Était-ce un acte de guerre contre Massachusetts? Y-avait-il des questions de dettes derrière tout cela? Mystère! De toute évidence, il s’agit d’un coup monté par Saint-Castin, Boudrot et leurs associés de boston pour contourner l’épineuse question d’Exclusivité en temps de guerre. D’ailleurs, le Mary appartenait au baron et les fourrures étaient destinées à son poste de traite de Pantagoet. intro Trois ans plus tard, on retrouve les traces du capitaine Boudrot, sur le même bateau, faisant exactement les mêmes opérations entre l’Acadie et le Massachusetts et les mêmes transactions avec les frères Faneuil. Il est aussi fort probable que le Boudrot en question était un espion de Saint-Castin et que les opérations commerciales secrètes étaient sanctionnées par de Villebon, en échange d’informations militaires pertinentes telles que les dimensions et la force réelle du fort de Pemaquid, la situation à Boston, etc etc… De leur côté, les marchands de Boston avaient réussi à convaincre les autorités du Massachusetts qu’ils avaient intérêt à permettre le commerce entre Port-Royal et Boston pour empêcher que les habitants de l’Acadie ne fassent appel aux Français ou aux New-Yorkais pour leur approvisionnement. Abraham Boudrot selon la vie de Saint-Castin, baron français et chef amérindien, d’après Marjolaine Saint-Pierre, page 142 à 144.Note. Les descendants d’Abraham (A2) ont essaimé partout dans les provinces maritimes, le Québec et bien au delà. Amable Boudrot(A454) Amable Boudrot, dit l’Évêque, naquit le 1ier novembre 1773 à Cap Sable, en Nouvelle-Écosse, se maria à Monique Déon le 21 novembre 1797 et réhabilité le 8 octobre 1799. Pourquoi, Amable a-t-il été affublé du nom de l’Évêque??Que restait-il de la vie religieuse et sociale après la déportation de nos ancêtres? Répondre à cette question, c’est signaler le rôle de certains vieillards acadiens choisis par leurs compatriotes comme chefs revêtus d’une sorte de sacerdoce. Plusieurs noms de ces apôtres laïques surgissent du lointain passé : Charles Dugas de Carleton en Gaspésie, qui mourut à cent ans en 1801; Jean Doucet, de l’Île du Prince Edouard, qui reçut ses pouvoirs directement de Mgr D’Esglis et d’Amable Boudrot, de la région de Pubnico en Nouvelle-Écosse, que sa grande barbe de patriarche et sa grande dignité firent surnommer l’évêque Amable. Ces anciens recevaient les promesses de mariage, baptisaient les nouveaux-nés, assistaient les mourants, traçaient un signe de croix sur les tombes. De plus, ils présidaient, les dimanches et fêtes d’obligation, à la touchante cérémonie de la messe blanche : les Acadiens se réunissaient à l’église sous l’autorité de l’ancien; on chantait à l’unisson le Kyrie, le Gloria et le Credo; on lisait l’ordinaire de la messe et l’évangile du dimanche; une lecture de piété tenait lieu de sermon; puis pendant que le grand monde s’attardait à causer devant l’église, une femme dévouée faisant le catéchisme aux enfants et leur apprenait de vieux cantiques. Prière en famille de l’Acadie orpheline, la messe blanche sauvegarda chez notre peuple, pendant les longues absences du missionnaire, l’esprit de foi et l’esprit de famille, ces deux colonnes de l’édifice futur. La Coutume de la messe blanche s’est prolongée en Acadie jusqu’au dix-neuvième siècle. (Extrait du livre d’Antoine Bernard, le drame acadien depuis 1604).( Une nouvelle Acadie, page 340-41). La branche de Boudreau qui fonda Chéticamp. Germain Boudreau (G2) est né en 1724, à Pisiguit, aujourd’hui Windsor, en Nouvelle-Écosse. Il était le fils de François Boudrot (F9) et d’Angélique Doiron. Il s’est mariée vers 1749 à Marguerite Trahan qui lui a donné une famille de sept enfants. Lors de ce triste automne de 1755, Germain (G2), sa femme et les enfants furent embarqués sur un bateau, à destination de la Virginie. Toutefois, les autorités de cet état refusèrent de recevoir les exilés acadiens et ils furent gardés prisonniers pendant tout l’hiver au fond des cales du navire, dans des conditions inhumaines de froid, de faim, de maladie et surtout de désespoir. Au printemps, la déclaration de guerre entre la France et l’Angleterre font que Germain et sa famille vont être déportés dans les prisons d’Angleterre et ils vont y demeurer prisonnier jusqu’en 1763. intro Pendant ces années de captivité, Marguerite décède en août 1758 dans la prison de Bristol. Tous ses enfants moururent au cours de cette détention et dans la même année. Seul survivant de sa famille. Germain (G2) épouse, en prison, Anne Hébert, une compagne de captivité. En 1763, lors de la signature du traité de Paris, il ne restait que quelques centaines de survivants, y compris les enfants nés en détention. Donc, Germain sortit des prisons d’Angleterre, vient s’installer à Plouer, dans la région de St-Malo, avec sa femme et les deux enfants nés de ce deuxième mariage. Il demeura en France pendant 10 ans. Mais comme tous les Acadiens de souche, l’envie de revenir vers son pays natal, l’Acadie, était toujours présente dans son esprit. Comme la France du temps était ruinée par les guerres et la famine, plusieurs Acadiens, donc Germain et sa famille, et plusieurs survivants des prisons anglaises, s’embarquèrent sur les bateaux de Charles Robin, à destination de l’Amérique. Ce Charles Robin, négociant et marchand protestant avait ouvert des établissements de pêche dans l’Acadie maintenant anglaise, notamment à Arichat, au Cap-Breton et à Paspébiac. Il cherchait à recruter des pêcheurs de morue et les Acadiens avaient la réputation d’être les meilleurs. C’est vers 1773, que Germain et plusieurs autres Acadiens, errant dans les villes de St-Malo et les environs, s’embarquèrent pour rejoindre les côtes de la Nouvelle-Écosse. On pense que les vaisseaux accostèrent à Arichat, à Paspébiac et à l’Île du Prince-Édouard. Deux années plus tard, en 1775, les colonies américaines se révoltent contre l’Angleterre, et encore là, Germain et ses compagnons n’en finissent plus de se chercher un abri sûr pour eux et leurs familles. L’Acadien Germain Boudrot devient le véritable « Acadien errant, banni de ses foyers… », comme le dit la chanson. Puis un traité met fin à la guerre en 1783. Deux ans plus tard est fondé le village de Chéticamp, au Cap-Breton. C’est là qu’on retrouvera Germain Boudrot et quelques-uns de ses compagnons d’errance. En effet, en 1787, selon la narration du Père Ledru, Germain Boudrot, en l’absence d’un prêtre, a présidé au mariage d’Anselme Aucoin et de Rose Chiasson, à Chéticamp, mariage qui fut par la suite réhabilité par l’Église. Germain Boudrot (G2) a eu une prolifique descendance dans la région de Chéticamp, malgré les décès de ses sept premiers enfants de son premier mariage et les décès de ses deux premières filles, de son deuxième mariage avec Anne Hébert, nées en captivité dans les prisons de Bristol, en Angleterre. Ses deux filles, Marguerite (M1182), née en 1759 et Marie, née en 1760 (M1129), sont décédées toutes les deux le même jour, le 7 août 1765, à la Pommeraye, près de Plouer, dans la région de St-Malo, suite à une terrible épidémie qui sévissait en France dans ces années là. Malgré tout cela, Anne Hébert lui donnera deux autres enfants, nés à Plouer, soit Élizabeth (E590), née le 29 octobre 1763 et Joseph-Marie (J29), né le 10 août 1768.C’est ce Joseph-Marie dit Joseph (J29), qui n’était qu’un petit garçon de cinq ans lors du retour de son père en Amérique, qui sera la souche de nombreux descendants. Il épousera Anne Chiasson. Leur fils, Charles (C132), épousera à son tour Luce Aucoin et l’union de ces deux personnes sonnera le départ d’une longue lignée de Boudrot. Charles et Luce ont eu douze enfants De fait, les enfants se mettront à éclore, « comme fleurs au printemps », faisant rebondir la nature qui reprendra enfin ses droits, depuis si longtemps frustrés. Et c’est ainsi que le nom des Boudrot demeure toujours si vivace dans cette sympathique Acadie du Cap-Breton. Extrait du Bulletin historique de Chéticamp, d’après l’abbé Charles Aucoin. 31 intro La branche de Boudreau qui fonda Caraquet, Maisonnette, Paquetville, et Petit-Rocher. L’Ancêtre de cette famille à Caraquet, Joseph Boudreau, naquit à Beaubassin, en 1738. En 1758, pour échapper aux anglais et éviter la déportation il se réfugie dans les bois avec ses parents et un groupe d’acadiens dirigé par l’abbé Le Guerne, leur missionnaire. Après une pénible et longue marche, le groupe atteint Restigouche vers 1760. Le 7 janvier 1761, Joseph marie Jeanne-Marie Haché-Gallant, fille de Jacques et de Josette Boudreau de l’Île Saint-Jean (I.P.É.). Le célébrant était le père Ambroise, un récollet faisant les fonctions curiales dans la paroisse de Ste-Anne de Restigouche (Pointe-à-la-Croix).Pendant l’escale à Restigouche, le groupe s’effrite lentement. Les réfugiés se regroupent en petites unités et empruntent des voies différentes. Plusieurs se dirigent par petits bateaux vers Québec, Nicolet et St-Jean d’Iberville. Tandis que d’autres demeurent en Gaspésie à Carleton et Bonaventure. Joseph alla ensuite demeurer à Miscou avec sa belle famille avant de venir s’établir à Caraquet vers 1784. Il reçut en 1784, 400 acres de terre, qu’il occupa là où est présentement située l’église de Caraquet. En 1791 il vendit 236 acres de ses terres à Raphaël Blanchard, puis il déménagea à Petit Rocher où était déjà établi son fils aîné, Cyprien. Il y est décédé en 1797. Seul, Sylvain, marié avec une des filles d’Olivier Blanchard demeura à Caraquet, occupant les autres 164 acres de la concession originale. Il échangea cette terre avec celle appartenant au père Girouard, appelée terre de l’église, située plus à l’ouest et encore occupée en partie par ses descendants. Il est l’ancêtre des Boudreau de Maisonnette, Paquetville et Petit-Rocher. Son petit-fils, Pierre, fut fondateur du Village des Boudreau établi le long de la Rivière-du-sud. Ce Joseph Boudreau (J8) qui prit racines dans ces coins de pays était le fils de Anselme (A1) et Marguerite Gaudet de Beaubassin, de Michel (M4)et Madeleine Cormier de Port-Royal qui s’établirent à Beaubassin et de Michel (M1) à Michel Aucoin de Port-Royal. La branche de Boudrot qui sʼinstalla dans la région de la péninsule Gaspésienne, à Carleton, à Bonaventure, à Maria et dans les villes et villages avoisinants. Comme nous le citions en début des textes des ancêtres Boudrot qui fondèrent Caraquet, Maisonnette, Petit-Rocher, il y a un autre groupe de Boudrot qui décidèrent de demeurer près de Restigouche et de s’y établir. Suite à des notes historiques dans le livre d’Honoré Boudreau de Rimouski, Joseph, né à Port-Toulouse vers 1717, marié à Rosalie Arseneau, était navigateur et propriétaire d’une goélette. Il a fui devant l’envahissement de l’Île Royale par les Anglais vers 1758-59. Après la prise de Louisbourg, il s’est réfugié avec son fils aîné, Joseph, au fond de la Baie des Chaleurs, à Petite La Rochelle, aujourd’hui, Atholville, à l’époque nommée Restigouche. Il a sûrement vu la bataille de Restigouche et les grands voiliers. On peut le suivre par les recensements. Il fut le fondateur de la lignée des Boudreau en Gaspésie. Il semble qu’ʼil soit le seul Boudrot a y être demeuré. Il est à noter qu’à cette époque on écrit Boudrot, et ce n’est que vers les années 1825 que l’on a commencé à écrirentro Boudreau et parfois Boudreault. On peut voir dans les anciens contrats que l’on écrit Boudrot jusque vers les années 1860.Selon l’Abbé Gallant, Joseph et Rosalie Arseneau ont eu sept (7) enfants Il est à supposer qu’à l’été de 1761, Joseph soit allé chercher sa famille; sa femme et les autres enfants probablement à l’Île St-Jean. Puis il s’installe à Bonaventure. Selon le recensement de cette paroisse de 1765, il possède une maison, une femme, deux enfants mâles au dessus de 15 ans,4 enfants en dessous de 15 ans. Joseph fils, étant marié, il n’est donc pas inclus ici. Il revient s’établir définitivement à Tracadièche (Carleton) en 1766. Il s’est installé avec sa famille et son fils aîné Joseph. Ils ont construit leur première habitation à plus d’un kilomètre du Barachois. Selon le généalogiste Bona Arseneault, Joseph et son fils se sont installés sur les six (6) premiers arpents à l’est de la partie de l’église. Trois arpents pour le père et trois autres pour le fils. Ces terres n’ont jamais rien coûté aux habitants. On ne sait si une fois installé à Tracadièche, Joseph a continué à naviguer. Le doute persiste. Né en 1717, arrivé à Tracadièche en 1766, il est alors âgé de 50 ans. Appauvri et usé par toutes les misères et tracas qu’il a traversés, il décède après 1777, âgé de plus ou moins 66 ans. Son fils aîné, Joseph continua à travailler la terre et il laissa une très nombreuse progéniture. Il se maria à Marguerite Leblanc qui lui donna douze (12) enfants. Encore aujourdʼhui, certains de ces descendants sont établis sur les terres de leurs ancêtres. Donc ce Joseph Boudrot (J21)marié à Marie-Rosalie Arseneau, le 13 mai 1743à l’Île St-Jean était le-fils de Charles (C5) dit Charlot, marié à Marie-Josephte Landry, le 9 février 1707 à Port-Royal, petit-fils de Abraham (A2) et enfin de notre ancêtre Michel (M1).Une autre source de Boudrot semble s’être installée dans cette région de la Baie des Chaleurs, à Cascapédia. Il s’agit de Jean Boudreau dit « Micteau », le frère de Joseph-Samuel dit « Castor ». Né en 1715, il était à Beaubassin en 1746, à Port Toulouse en 1752, à Restigouche en 1760, à Chéadabouctou de 1761 à 1765, à Miquelon de 1765 à 1778, où quatre de ses enfants furent baptisés : Rosalie, Pierre, Anne Joseph et Louis. On le retrouve à La Rochelle , France de 1778 à 1783 et de nouveau aux Iles St-Pierre et Miquelon de 1783 à 1793, aux Iles de la Madeleine en 1794, à Cascapédia (New Richmond), Baie des chaleurs, où il est arrivé en 1795. (Bona Arseneau, HGA V1, 2211). Il fut inhumé à Bonaventure le 15 août 1798. Les branches de Boudrot qui s’installèrent dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, de la Côte-Nord, de Québec, de Montréal et dans la province de l’Ontario, spécifiquement à Ottawa. Nos ancêtres qui ont fondé le Saguenay-Lac-St-Jean, n’ont pas été déportés. Ils se sont enfuis à travers les bois, avec l’aide des Indiens Micmacs, le long des rivières et des lacs qui séparaient l’Acadie du Canada. Possiblement qu’ils étaient avec le contingent des 1500 Acadiens que le curé Le Guerne avait réussi à convaincre de s’échapper avant que les Anglais les fassent prisonniers. Pendant cette longue fuite, plusieurs de nos ancêtres décèderont de la maladie, du froid et de la faim. Ce fut le cas d’un de nos ancêtres, René qui décéda durant cette odyssée. intro Son frère Jean-Baptiste, l’ancêtre des Boudreault du Saguenay, s’établira à La Malbaie, alors que les descendants de René resteront à l’Isle aux Coudres : ces descendants de René seront les ancêtres de Boudreault de Bas-Saguenay, à partir de l’Anse-St-Jean. Vers 1775, il y avait seulement deux couples Boudreault à Charlevoix lesquels deviendront la tête d’une longue postérité de Boudreault au Saguenay-Lac-St-Jean. Ces deux couples sont : François, fils de Jean-Baptiste et Pierre, fils de René, mort durant sa fuite vers l’exil. Lorsque la région Saguenay ouvrira ces portes à la colonisation, en 1838, plus de vingt familles de Boudreault viendront s’établir en l’espace de 12 ans. François était marié à Sophie Martel de La Malbaie, alors que Pierre avait épousé Josephte Tremblay de l’Isle aux Coudres. Ces deux fils d’Acadiens ont laissé une très nombreuse descendance partout à travers nos régions jumelles. Sur les 63 municipalités qui sont réparties dans notre région, toutes ces villes et villages comptent des Familles Boudreault. Donc, si nous remontons la lignée de François (F41) marié à Marie-Sophie Martel, fils de Jean-Baptiste (JB60) marié à Agnès Pitre, de Michel (M29) marié à Cécile Leblanc, de Claude (C3) marié à Anne-Marie Thibodeau, de Michel (M1) à Michelle Aucoin. Pour celle de Pierre (P27) marié à Josephte Trembaly, fils de René-Pierre (RP7)marié à Judith Pitre, de Michel (M29) marié à Cécile Leblanc, de Claude (C3) marié à Anne-Marie Thibodeau, et de Michel (M1) à Michelle Aucoin.Ce fameux Claude(C3), notre ancêtre ici dans nos régions de Charlevoix et du Saguenay-Lac-St-Jean, était le frère d’Abraham. Le fils de Claude, dont le premier enfant François sera l’ancêtre d’une souche de Boudreau du nord-est du Nouveau-Brunswick. ‘est dans les années 1820 ou approximativement, que le nom Boudreau et celui de beaucoup de noms de familles acadiennes, ajoutèrent le (LT) à la fin de leur nom. Pourquoi? Est-ce dû à la connotation française, à des erreurs de prêtres qui remplissaient les registres de baptêmes et sépultures, tout ce que nous pouvons voir dans les registres au niveau de mon ancêtre Théophile, marié à Ste-Alexis de la Grande-Baie, le 8 octobre 1849, à Sophie Gauthier, que les six (6) premiers enfants ont été baptisés; Boudreau et les six (6) enfants suivants l’ont été en ajoutant le (LT). Cette pratique, d’y ajouter le (LT) à la fin de notre nom, est resté collée à tous ceux et celles qui sont venus au monde dans la région de Charlevoix et du Saguenay-Lac-St-Jean. Donc, lorsque nous retrouvons le nom Boudreault, partout maintenant au Québec, en Ontario et un peu partout au Canada, il est à peu près assuré que leurs racines viennent de nos deux régions. Mais que ton nom s’écrive : Boudrot, Boudreau, Boudreault, Boudreaux, Budrow, ton origine et ta fierté seront toujours les mêmes. NB. L’Orthographe : Selon l’orthographe de Bona Arseneau, les Boudrot du début sont devenus Boudreaux en Louisiane, alors que ceux de Nouveau-Brunswick écrivent Boudreau, alors que ceux émigrés au Saguenay-Lac-St-Jean adopteront vers la fin du siècle dernier celle de Boudreault. Le juge René Boudreault (Les Boudreault du Saguenay-Lac-St-Jean : Saguenayensia, 1976, page 58) : « Si nos ancêtres s’appelaient Boudrot en Acadie, il semble qu’ils avaient commencé à écrire leur nom Boudreault en arrivant à Charlevoix; même si pendant de intro nombreuses années plusieurs de nos ancêtres ont laissé tomber le (LT), la majorité l’ont repris vers la fin du X1X siècle ». L’Association des Boudreau (Shédiac, Nouveau-Brunswick) publie un livret : La famille Boudreau de 1600 à nos jours, par Lévi Boudreau, à l’occasion du premier Congrès Mondial Acadien de 1994, dans lequel on peut voir que le nom de notre ancêtre s’écrit : Michel Bouderot…? Plus tard, dans les années 1945-50, d’autres familles de Boudreau, venant du Nouveau-Brunswick, et des Iles de la Madeleine viendront se greffer à nos familles pionnières, suite à l’ouverture des usines de Price Brothers et de la compagnie Alcan. C’est le cas des Familles de Léo-Paul Boudreau de Shédiac, (voir Les Boudreau de 1600 à nos jours de Lévi Boudreau) et d’Alcide Boudreau de Paquetville et plusieurs autres familles qui seraient trop long à énumérer. La branche de Boudreau qui fonda « Havre-Saint-Pierre. Deux groupes de Madelinots vinrent s’installer à la Pointe en 1857, un en juin et l’autre au mois d’octobre. Le premier arrivait sur la goélette « Mariner » sous le commandant de Nathael Boudreau. Parti de Havre-aux-Maisons le 27 ou 28 mai, il abordait, après plusieurs jours en mer, à la rivière Corneille où il ancra pour la nuit. Le groupe comprenait six couples, la plupart avec leurs enfants, ainsi que quelques jeunes dont les parents avaient l l’intention de traverser bientôt, ce qui donnait environ 35 personnes, hommes, femmes et enfants. Si l’on considère que les couples avaient embarqués ménages, outils et matériels pour bâtir, ainsi que nourriture, bestiaux, etc., la goélette était sûrement pleine. Par ailleurs, le navigateurs-pêcheurs de l’expédition connaissaient à peu près certainement la région. En effet, à partir des Iles-de-la Madeleine, en plein Golfe, avec une goélette à voile, contourner l’île Anticosti et venir jeter l’ancre directement à la rivière Corneille, afin de pouvoir ensuite longer le littoral vers l’ouest jusqu’à Mingan, en terre des îles pour y trouver un bon havre, tout cela implique qu’ils savaient dans quelle direction naviguer, et qu’ils avaient déjà une certaine connaissance de la région pour avoir fréquentés les bancs de pêche de Mingan. Il est probable également qu’il y ait eu un chef de file, un leader dans cette expédition, car c’en était une, en la personne de Firmin Boudreau. Cet homme d’une grande expérience avait aussi une forte personnalité selon les indices que nous fournissent les documents ; même physiquement il était imposant par sa stature car il avait au delà de six pieds. Divers écrits nous apprennent qu’il était un ancien capitaine de milice aux Iles, marguillier (il signe un document à ce titre avec Louis Boudreau), membre du premier Conseil scolaire provisoire le 13 juin 1846, et il était aussi capitaine de goélette de métier, donc navigateur d’expérience qui connaissait déjà la Côte jusqu’à Terre-Neuve, comme tous les capitaines de l’époque. Selon R. Rumilly, il aurait même émigré devant des menaces… »Firmin Boudreau, Louis Boudreau, Dominique Arseneau, François Lapierre…Il semble selon certaines réponses, que ces Acadiens aient émigré sous la menace de dépossession de leurs terres et de leurs maisons aux Iles-de-la-Madeleine. (voir R.Rummilly, les Iles-de-la-madeleine, 48).Dans son « Histoire de la survivance acadienne », de 1935, le Fr. Antoine Savard, csv précise : « les baux de dix ans(qui ne renouvelaient plus) comportaient une rente fixe; d’autres existaient moyennant une rente annuelle de quinze sous l’acre, et le plus grand nombre moyennant un chelin l’acre.ntro Deux ans de non paiement de cette rente suffisaient pour faire perdre au locataire sa terre avec toutes les améliorations : ce fut, entre autres, le cas de Firmin Boudreau, de Louis Boudreau, de Casimir Arseneault, de Jean Chevarie et de Fabien Lapierre… » Il est probable que les agents aux Iles les considéraient comme des têtes Fortes, des hommes trop portés à faire valoir et défendre leurs idées. Donc quelle était la descendance de ce fameux Firmin? Pour le retrouver dans notre volume, Michel-Firmin (F136) né en 1796, marié à Pélagie Cormier en 1820, à Havre-Aubert, Iles de la Madeleine. Il était le fils de Michel (M82) né en 1758 et Marie-Modeste Boudrot, mariés vers 1782 à Havre-Aubert. Le père de Michel (M82) était le fils de Joseph-Sam (JS41), dit Castor, marié en 1749, à Marguerite Chiasson. Celui-ci était le fils de Michel (M17) dit Micteau, marié à Anne Landry en 1714, à Port-Royal. De ce Michel (M17) nous retrouvons Abraham (A2) marié à Cécile Melanson, à Port-Royal vers 1684. La branche de Boudrot qui s’installa aux Iles-de-la-Madeleine. Avant de parler des ancêtres Boudrot des Iles-de-la Madeleine, il serait bon de faire un détour et de faire un peu l’histoire de ces Iles. Le premier possesseur des Iles fut Richard Gridley, né à Boston, qui participa au siège de Louisbourg, servit sous Amherst et accompagna Wolfe aux Plaines D’Abraham en 1759 et où en récompense de ses services rendus, on lui donna les Iles de la Madeleine. Dès 1762, alors que la chasse aux Acadiens se poursuit toujours sur les rives de la Nouvelle-Écosse et dans les forêts de l’Île St-Jean, Gridley établit un poste à Havre St-Pierre-Aubert dans le but de faire la chasse aux morses et aux phoques, de même que la pêche aux homards. Un document daté de 1765, révèle qu’il forma une compagnie avec ses quatre fils et qu’il engagea vint-deux (22) hommes, dix-sept (17) de la Nouvelle-Écosse et cinq (5) du Canada, tous des Acadiens. Voici la traduction de l’article 5 de ce document :« Tous les Français natifs de la Nouvelle-Écosse (Acadiens) qui s’engagèrent, ont prêté le serment d’allégeance devant moi. Ils n’ont pas de prêtre. Ni eux, ni les Anglais n’ont eu connaissance du commodore français qui a séjourné dans le golfe l’année dernière ».Voici le serment d’allégeance :« Nous, les personnes dont les noms suivent, nés de la Nouvelle-Écosse ou Acadie et employés à the Sea Cow Fishery in the Magdaline Islands, nous promettons et jurons sincèrement et sévèrement que nous serons fidèles à porter l’allégeance de sa Majesté le Roi Georges ».Et nous pouvons voir sur le document les noms de quatre (4) Boudrot : François Budero, Joseph Budero, Joseph Boudereaux et François Boudereaux. (Chaque nom est accompagné de la marque X car aucun ne peut signer) Assermenté devant moi ce 3ième jour dʼaoût 1765, au Havre St-Pierre-Aubert, Iles de la Madeleine, dans le golfe Saint-Laurent. Fs Allwright. Maintenant, situons les quatre (4) Boudrot (Budero) et leur descendance. intro Joseph-Samuel dit Castor, né en 1721, était le fils de Michel et d’Anne Landry de Port-Royal, marié vers 1750 à Marguerite Chiasson. Pêcheur et laboureur, on le retrouve au Cap-Breton, à Schédabouctou, à l’Étang des Berges (Île-St-Jean), d’après le recensement de 1752.Il vient s’installer aux Iles de la Madeleine avec sa famille. Il décède aux Iles le 25 août 1808. De ses sept enfants, retenons Marie et ses trois fils : Joseph, (2) Michel et (3) François. « Castor » est un mot indiqué comme terme acadien dans le Glossaire acadien de Pascal Poirier et qui est défini comme suit : Sont appelés « Castors » les partisans d’un parti politique canadien-français, également connus sous le nom de « nationalistes ».Le second(4) François Boudrot engagé de Gridley semble être l’un des fils de François dit Manne, marié à Jeanne Landry en 1717. Les familles pionnières et leur lieu de passage vers 1772-1780 Charles Boudreau et ses fils : Louis et Firmin, Joseph, Thomas… de l’Île St-Jean et de Port-Toulouse, Cap-Breton.Joseph Boudreau. Îles-St-Jean : Port-Lajoie Les fils de Samuel Boudreau : Joseph, Michel et François…de l’Île-St-Jean : Malpèque Il semble bien que les trois familles Boudrot établies aux Iles-de-la Madeleine sous le règne de R. Gridley étaient de même souche acadienne, à la troisième génération.Charles Boudrot, dit « Manne » est le beau-frère de Joseph-Castor et son arrivée aux Iles est confirmée par Bona Arseneau : « Charles Boudrot est venu s’installé aux Îles-Madeleine en 1772, en provenance de Miquelon.Il est né en 1732, passa à l’Île St-Jean, Tracadie, à l’époque de la dispersion avec Madeleine Chiasson son épouse pour aller s’établir à la côte du port du Havre St-Pierre-Aubert ave ses fils Louis, Firmin, Joseph, Thomas…On trouve la sépulture de ce couple : Charles en 1810, âgé de 78 ans et Madeleine en 1824, âgée de 95 ans. Charles fut l’un des premiers anciens sur les Iles, avec le pouvoir de remplir les rites de l’église en l’absence d’un prêtre ou d’un missionnaire, v.g. baptêmes, mariages funérailles et messe-blanche. Ils eurent plusieurs enfants qui les suivirent aux Iles-de-la-Madeleine. Les enfants de Charles, Louis, Firmin, Joseph, Thomas et les autres, eurent une nombreuse descendance aux Iles. Prenons Louis, marié à Louise Dugas, ce couple a été très impliqué dans leur communauté. Louis remplissait plusieurs fonctions comme : Agent pour Isaac Coffin auprès des habitants; il était témoin et administrateur dans les conflits (syndic); il avait la garde de la chapelle-église avec son frère Firmin. Pour sa part, sa femme Louise, appelée Louison, selon la tradition fut la première femme des Iles. Établie avec son mari, Louis, sur la Pointe du Havre St-Pierre, elle fut sage-femme, et son nom apparaît au baptême de la plupart des enfants tout au long des premiers registres paroissiaux. Elle signait indifféremment : Louise Boudreau, Louise Dugas-Boudreau, Louise Boudreau-Dugas, Louise femme de Louis Boudrot et même Louise, sage-femme. D’une longévité extraordinaire, elle mourut à 105 ans. La descendance de Charles est remarquable par la souche de Louis et Louise Dugas qui compte cinq (5) prêtres : Charles-Nazaire, Stanislas, Nazaire, François et Denis. intro Les Trois fils de Samuel Boudreau. Ni les relevés de registres paroissiaux ni les autres écrits consultés ne révèlent le mariage de Samuel qui cependant apposa sa signature à deux mariages en 1794. Ceci crée une nouvelle confusion autour des nombreux « Joseph Boudrot », car il se peut qu’il portait aussi le nom de Joseph-Samuel.1-Joseph, son fils est celui qui a épousé Marguerite Chiasson. Ils auront trois enfants : Louise, Joseph et Rosalie. 2-Michel épouse Modeste Boudrot et ont pour enfants : Joseph, Isabelle, Appoline, Charles, Placide, Michel-Firmin, c’est ce personnage qui ira fondé Havre St-Pierre, Françoise et Victor. 3-François épouse Marie Boudrot et ont pour enfants : Madeleine, Marie-Marthe, Anne, Lazarre, Joseph et Joachin.On peut donc conclure sans pouvoir être dans l’erreur, que de ces quatre descendants, le patronyme des Boudrot a continué à se perpétuer dans les Iles et partout dans la province. La branche des Boudrot qui s’installa dans la région de Nicolet et les environs. Cette souche de Boudrot, comme presque toutes les autres d’ailleurs, se sont un jour retrouvées dans ces régions, suite au Grand Dérangement de l’automne de 1755. Nous avons quatre hypothèses pour tenter de justifier la présence de la Famille Boudrot dans cette région de Nicolet. Une première nous vient de Mgr Richard qui écrit : »Marguerite Pitre, femme de François Boudrot était probablement devenue veuve avant son départ de lʼAcadie »Une deuxième hypothèse, écrite par le Père Adrien Bergeron nous indique : « À l’arrivée des Boudrot à Nicolet, vers 1758, tout le contexte indique clairement qu’ils faisaient partie du groupe massif, plus de 1500, que l’Abbé Le Guerne, leur missionnaire, avait à force d’instance réussi à soustraire aux Anglais et, après de pénibles marches et séjours en forêt, à les embarquer en petits bateaux pour Québec ».Une troisième hypothèse, tirée du journal de la Louisiane, « Le Meschacébé » en date du 14 décembre 1872, nous informe : « Lors de la dispersion des Acadiens, en 1755, plusieurs familles de Grand-Pré… se jetèrent dans les bois pour ne pas tomber entre les mains des Anglais et vécurent ainsi…avec les sauvages…. Le chef de l’expédition était Michel Bergeron dit de Nantes…l’on s’enfonça dans les bois en se dirigeant du côté du Canada. C’était le printemps 1758. On marcha tout l’été…Finalement, trois jours avant la Toussaint, on atteignit les habitations à Cacouna, où on passa l’hiver. Le printemps arrivé (1759), toute la petite colonie s’embarqua à bord des canots préparés pendant l’hiver et remonta le fleuve jusqu’à Saint-Grégoire, où elle arriva à l’automne suivant et se fixa à l’endroit où est actuellement le village… »Une quatrième hypothèse provient de Bona Arseneault : « François Boudrot, déporté à New-York lors de la dispersion, il s’est établi à Nicolet, au Québec, vers 1768 ».( p.640 Bona). intro Quoiquʼil en soit, nous retrouvons Marguerite Pitre et ses enfants à Nicolet vers 1759. Peu à peu, ils s’adaptèrent à leur nouvelle vie tout en conservant leurs traditions, leur parler acadien et surtout leur histoire. Il est dit aussi que Marguerite, veuve de François Boudrot se remarie le 11 janvier 1768, à Simon Provencher. François et Marguerite Pitre ont eu huit (8) enfants dont trois (3) garçons et cinq (5) filles. Deux de ses fils, Joseph-Athanase, marié vers 1759 à Nicolet, à Félicité Orion dit Champagne et François-Osias, marié le 19, novembre 1764, à Nicolet, à Marie-Anne Orion dit Champagne, auront de nombreuses descendances avec des famille de 17 enfants pour François-Osias. Si maintenant nous voulons remonter à Michel, notre ancêtre pour cette lignée de Nicolet, François (F33), né vers 1710 à la Rivière des Hébert (Grand-Pré), épouse vers 1733, à Grand-Pré, Marguerite Pitre. François est le fils de Michel (M29) et de Cécile Leblanc. Michel (M29),né vers 1687, épouse à Grand-Pré, vers 1707, Cécile Leblanc. De cette union, naîtront huit (8) enfants, quatre garçons et quatre filles. Michel (M95) se remariera le 16 avril 1732 à Port-Royal à Anne Préjean. De Michel (M95) nous arrivons à Claude (C3), né vers 1663, épouse en première noces vers 1682, Anne-Marie Thibodeau. Cinq enfants naîtront de ce mariage. Vers 1700, Claude (C4) se remarie, à Grand-Pré, à Catherine Meunier. De cette union, onze enfants feront la joie des parents. De Claude (C4) dixième enfant de Michel (M1) et Michel Aucoin. André Boudreault, prés… Les Origines des Boudreau(lt)(x) au Québec et en Ontario. Les textes suivants sont la résultante des recherches compilées depuis plusieurs années et qui font référence à nos ancêtres. Nous retrouvons aussi les branches de Boudrot qui s’installèrent et essaimèrent une grande progéniture un peu partout, à travers les provinces Maritimes, de même que dans les autres régions du Québec, de l’Ontario et du reste du Canada. Michel Boudrot Michel Boudrot, né vers 1601, serait arrivé avant 1639, date où il est mentionné comme étant déjà syndic à Port-Royal. Il était considéré comme fermier (laboureur) lors du recensement de 1671 et lieutenant général civil et criminel, i.e. magistrat lors de celui de 1686. Vers 1641, il prit pour épouse, Michelle Aucoin qui lui a donné onze enfants. (Bulletin de la Société historique acadienne, par Stephen. A. White, sept. 94).Mais là où il y a mystère, c’est le lieu d’origine en France, la date de son arrivée en Acadie et le lieu de son mariage avec Michelle Aucoin, qui sont des questions qui restent sans réponse. Pourtant des recherches se continuent en France pour tenter de découvrir d’où origine notre ancêtre.« Michel Boudrot, né en 1601, conseiller et lieutenant général de l’Acadie, sans doute originaire de la paroisse de Cougnes, diocèse de La Rochelle, arrivée en Acadie vers 1642, marié vers 1640 à Michelle Aucoin. Michel Boudrot avait épousé Michelle Aucoin avant son départ de France pour l’Acadie. Or les Aucoin sont originaires de Cougnes, diocèse de La Rochelle » : voir Geneviève Massignon (Les parlers français d’Acadie, p. 43 et 57). Et (Bona Arseneau, HGA, vol 2, p. 441).Adrien Bergeron place son arrivée avant 1639 (GAAQ, vol. 2, 33, 34). « Michel Boudrot apparaît comme parrain, lors d’un baptême à Port-Royal en 1639, et dont l’acte paraît dans la généalogie de la famille Menou, document extrêmement rare pour une date aussi lointaine : Extrait de baptème du 21 septembre 1639 à Port-Royal, alors que Marie, fille de sieur Charles de Menou escuier lieutenant général pour le Roy en Coste d’acadie paiis de la Nouvelle France, fut baptisée sur les quatre heures du soir, ledit jour qu’elle estoit née, et fut consacrée à la Sainte Vierge par Claude Petipas et Michel Boudrot, premiers syndics de Port-Royal, ont esté parrain Pierre Cachet … »(folio 90).Léopold Lanctot (L’Acadie des origines, p. 45,46), remonte à 1636. A. Bergeron : Mlle Massignon (p 43) a découvert un document daté du 5 octobre 1687 où, Michel Boudrot est signataire d’une attestation relative à l’oeuvre du gouverneur d’Aulnay en Acadie. En 1686, il était lieutenant-général de la juridiction de Port-Royal.Léopold Lanctot cite en partie cette déclaration : « dès l’été de 1636, on se mit à la tâche pour la construction du port, des habitations et des embarcations. Une déclaration qui sera faite le 15 octobre 1687 par les anciens habitants de Port-Royal, nous renseigne sur lʼétendue des travaux accomplis en 1636 et durant les années suivantes : ». Nous, Michel Boudrot, lieutenant-général en Acadie, avec les anciens habitants du pays, je certifie que feu Messire dʼAulnay Charnisay, anciennement gouverneur pour le roi sur la coste d’Acadie, fit construire trois forts sur ladite coste. Le premier à Pentagouet, le second à la rivière St-Jean, en 1645, et le troisième à Port-Royal; lesquels forts étaient bien fournis de tous les canons et de toutes les munitions nécessaires et avec trois cent hommes ordinaires pour défendre les susdits forts…Nous certifions aussi que ledit dernier sieur D’Aulnay Charnisay ordonna la construction de deux moulins : l’un était à l’eau et l’autre, un moulin à vent et ledit sieur ordonna à Port-Royal, la construction de cinq pinasses et plusieurs chaloupes et deux vaisseaux d’environ soixante-dix tonneaux chacun. Avec deux fermes ou manoirs et les bâtiments nécessaires; aussi bien maisons d’habitation que granges et étables. Tout ce qui est ci-dessus nous le certifions être vrai, car nous l’avons vu; en foi de quoi nous avons signé à Port-Royal le 15 octobre 1687, en présence de monsieur de Menneval, gouverneur pour le Roi de toute Acadie et de monsieur Petit, grand vicaire de sa Grandeur l’évêque de Québec, et curé de ladite place de Port-Royal. Aussi ont signé : Messire Boudrot, lieutenant général, François Gaunizzot (Gautherot) Bourgeois; Pierre Martin; Mathieu Martin; Claude Thériot d’Entremont, procureur pour le roi. Avec les marques de Antoine Bourg, Pierre Bouet (Doucet), Denis (Daniel) Leblanc, Abraham Dugas. Ce même Lanctot fait remonter l’arrivée de Michel Boudrot à 1632 )p. 37,38) Le 20 juin 1632, deux voiliers, le Saint-Jehan (250 tonneaux) et l’Espérance-en-Dieu partent de La Rochelle, en Aunis et se dirigent vers le port d’Auray en Bretagne où un troisième vaisseau se joint à eux. Razilly emmène 300 hommes d’élite, comprenant des soldats et leurs officiers, six capucins, une douzaine de familles dont les Doucet, les Bourgeois, les Bourg, Therriot, Dupuy, Martin, Petitpas et plusieurs célibataires dont Michel Boudrot et Pierre Comeau ».De toute façon, au recensement de 1671, Michel Boudrot est identifié comme laboureur. Michel Boudrot, aagé de soixante et onxe ans, sa femme Michelle Aucoin, aagée de cinquante et trois ans. Leurs enfants, au nombre de onxe, trois de mariés, Françoise aagée de 29 ans, Jeanne aagée de 26 ans, Marguerite aagée de 20 ans. Les non mariés, Charles aagé de 22 ans, Marie aagée de 18 ans, Jehan aagé de 16 ans, Habraham aagé de 14 ans, Michel aagé de 12 ans,Olivier aagé de dix ans, Claude aagé de 8 ans, François aagé de 5 ans. Leurs bêtes à cornes : vingt et douxe brebis. Leurs terres labourables huit arpans ». (AGN, Placide Gaudet).Au recensement de 1686, Bona Arseneau (A.Anc,77) mentionne : « Michel Boudrot, 85 ans, lieutenant-général de la seigneurie de Port-Royal, marié à Michelle Aucoin, 68 ans. Enfants demeurant encore avec lui, deux de ses fils : Michel 26 ans qui s’établira à Beaubassin et François 20 ans. En 1693, Michel est décédé. Michelle Aucoin (Aucouaing) *** Qui est Michelle Aucoin?*** Michelle est la fille de Martin Aucoin. Elle serait originaire de La Rochelle, selon les sources les plus courantes. intro *** Nous avons quelques certitudes concernant Martin Aucoin.*** Le 26 novembre 1630, dans la chapelle Sainte-Marguerite à La Rochelle, est baptisée Jeanne, fille de Martin Aucoin et de Barbe Minguette. *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Sainte-Marguerite de La Rochelle : Le 26 novembre1630, fut baptisée Jeanne Aucoin, fille de Martin Aucoin et de Barbe Minguette. Le parrain Arnaud Gion, la marraine Jeanne Riou. *** Le 20 janvier 1632, dans l’Église Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple, Martin Aucoin épouse Marie Sallé (Arnaud Gyon, parrain de Jeanne Aucoin, est présent à ce mariage). *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Saint Barthélemy de La Rochelle : Le 20 desdits mois et jour des Saint-Fabien et Sébastien, ont été épousés Martin Aucoin, menuisier demeurant en cette paroisse avec Marie Sallé, fille de feu Denis Sallé et de Françoise Arnaud de la paroisse de Cougnes, et du consentement de son curé, en présence de Nicolas Jaqueneau, maître serrurier, Arnaud Gyon, menuisier Pierre Dusaut, mercier, Jean Bertrand, boucher, Martin Barraud, mercier, Jean Brossard, boucher, Antoine Cousaud, maçon et plusieurs autres. *** Le 10 novembre 1632, dans la même église, est baptisé Jean, fils de Martin Aucoin et de Marie Sallé. *** Extrait retrouvé dans les registres de la paroisse Saint-Barthélemy de La Rochelle : Le 16ième jour de novembre 1632, a été baptisé Jean, fils de Martin Aucouaing et de Marie Sales. Le parrain Jean Rondeau et la marraine Marie Remon. *** Marie Sallé se remarie avec Jean-Claude Landry. Un fils, René dit Le Jeune, naît de ce couple vers 1635, et se marie avec Marie Bernard, en Acadie, en 1659. *** Aucun autre acte n’a pu être retrouvé, à ce jour, dans les registres rochelais sur ces familles. *** De ces faits, il ressort que Michelle Aucoin est née vers 1620, qu’elle est la fille de Martin et Barbe Minguette, et que cette famille est vraisemblablement arrivée à La Rochelle qu’après le siège 1627-1628, avec le grand nombre de personnes venues repeupler la cité dévastée par 14 mois de souffrances et de morts. *** Entre 1630 et 1632, étaient à La Rochelle, Martin Aucoin, Barbe Minguette, Marie Sallé et leurs enfants. *** Martin Aucoin est menuisier et il demeure dans la paroisse Saint-Barthélemy et il est de religion catholique.Marie Sallé est la fille de Denis Sallé et de Françoise Arnaud, de la paroisse de Notre-Dame-de-Cougnes.Nous ne possédons pas beaucoup d’informations au sujet de Michelle Aucoin, comme toutes les autres femmes de nos ancêtres d’ailleurs. Mais il faut retenir que de tout temps, ce sont nos mères qui voyaient à l’éducationtdes enfants et c’est grâce à elles si les générations ont pu croître et continuer à se perpétuer. Michelle Aucoin a donné onze enfants à notre ancêtre Michel et c’est de cette source que tous les Boudrot qui portent aujourdʼhui ce patronyme, proviennent. Michelle Aucoin décédera le 17 décembre 1706 à lʼâge de 88 ans, à Port- Royal. Abraham Boudrot (A2) Abraham Boudrot (A2), né en 1663, frère de Claude (C3), se marie vers 1684 à Cécile Melanson, fille de Charles et de Marie Dugas. De cet union, naquirent : Charles (C5) en 1685, Jean-Baptiste (JB7) en 1687, Michel (M17) en 1689, François (F6) en 1692, Marie (M19) en 1694 et Cécile (C6) en 1696.Abraham Boudrot (A2) de Port-Royal fut un de ceux qui durant la guerre de la ligne d’Augsbourg (1689-1697), obtient des laisser-passer du commandant Villebon. Abraham qui commerçait régulièrement avec Boston depuis les années 1680, s’était acquis l’amitié et le respect de nombreux marchands du Massachusetts. Au printemps de 1691, le négociant acadien Abraham Boudrot se rendit à Boston pour mettre en oeuvre une entente signée avec les frères Faneuil et l’ex-acadien David Basset, tous marchands cossus de la capitale du Massachusetts. Ces derniers devaient fournir une grande quantité de tissus et d’autres marchandises que le capitaine Boudrot acceptait de transporter sur son bateau, « le Mary », pour vendre aux habitants de Port-Royal ou pour échanger contre des peaux de castor. Ce qu’il advint d’Abraham Boudrot, quand le Mary quitta le port bostonien, à la fin du mois d’avril, nous est bien connu grâce au témoignage du marin Ezekiel Collins. Le bateau fit un détour pour s’engager dans la rivière Penobscot mais à la vue d’une chaloupe militaire anglaise qui patrouillait là, il reprit la haute mer pour continuer sa route vers Port-Royal. Abraham refit le manège une seconde fois et, lorsqu’il rencontra, à nouveau, la chaloupe anglaise, il refit demi-tour. Toujours selon Collins, après dix jours de bonnes affaires à Port-Royal, Abraham Boudrot donna l’ordre de lever l’ancre et de hisser les voiles. Quelle ne fut pas la surprise de l’équipage de constater que leur bateau se dirigeait droit sur Pantagoet, au lieu de rentrer à bon port avec la cargaison de riches fourrures. Très vite, un groupe d’Indiens et leur chef acadien, Jean Serreau de Saint-Aubin, prirent le Mary d’assaut. Tout semblait marcher comme sur des roulettes, précisa Collins. Abraham Boudrot informa Saint-Aubin qu’il avait des lettres pour le baron de Saint-Castin. Il fut conduit jusqu’à l’Habitation, pendant que son équipage était retenu à bout de mousquets et que les fourrures étaient déchargées. Leur captivité dura un mois environ, après quoi on leur donna l’occasion de prendre une chaloupe pour retourner à Boston… et voilà le tour était joué! Les Américains se demandent toujours pourquoi le baron prit le contrôle du Mary. Était-ce un acte de guerre contre Massachusetts? Y-avait-il des questions de dettes derrière tout cela? Mystère! De toute évidence, il s’agit d’un coup monté par Saint-Castin, Boudrot et leurs associés de boston pour contourner l’épineuse question d’Exclusivité en temps de guerre. D’ailleurs, le Mary appartenait au baron et les fourrures étaient destinées à son poste de traite de Pantagoet. intro Trois ans plus tard, on retrouve les traces du capitaine Boudrot, sur le même bateau, faisant exactement les mêmes opérations entre l’Acadie et le Massachusetts et les mêmes transactions avec les frères Faneuil. Il est aussi fort probable que le Boudrot en question était un espion de Saint-Castin et que les opérations commerciales secrètes étaient sanctionnées par de Villebon, en échange d’informations militaires pertinentes telles que les dimensions et la force réelle du fort de Pemaquid, la situation à Boston, etc etc… De leur côté, les marchands de Boston avaient réussi à convaincre les autorités du Massachusetts qu’ils avaient intérêt à permettre le commerce entre Port-Royal et Boston pour empêcher que les habitants de l’Acadie ne fassent appel aux Français ou aux New-Yorkais pour leur approvisionnement. Abraham Boudrot selon la vie de Saint-Castin, baron français et chef amérindien, d’après Marjolaine Saint-Pierre, page 142 à 144.Note. Les descendants d’Abraham (A2) ont essaimé partout dans les provinces maritimes, le Québec et bien au delà. Amable Boudrot(A454) Amable Boudrot, dit l’Évêque, naquit le 1ier novembre 1773 à Cap Sable, en Nouvelle-Écosse, se maria à Monique Déon le 21 novembre 1797 et réhabilité le 8 octobre 1799. Pourquoi, Amable a-t-il été affublé du nom de l’Évêque??Que restait-il de la vie religieuse et sociale après la déportation de nos ancêtres? Répondre à cette question, c’est signaler le rôle de certains vieillards acadiens choisis par leurs compatriotes comme chefs revêtus d’une sorte de sacerdoce. Plusieurs noms de ces apôtres laïques surgissent du lointain passé : Charles Dugas de Carleton en Gaspésie, qui mourut à cent ans en 1801; Jean Doucet, de l’Île du Prince Edouard, qui reçut ses pouvoirs directement de Mgr D’Esglis et d’Amable Boudrot, de la région de Pubnico en Nouvelle-Écosse, que sa grande barbe de patriarche et sa grande dignité firent surnommer l’évêque Amable. Ces anciens recevaient les promesses de mariage, baptisaient les nouveaux-nés, assistaient les mourants, traçaient un signe de croix sur les tombes. De plus, ils présidaient, les dimanches et fêtes d’obligation, à la touchante cérémonie de la messe blanche : les Acadiens se réunissaient à l’église sous l’autorité de l’ancien; on chantait à l’unisson le Kyrie, le Gloria et le Credo; on lisait l’ordinaire de la messe et l’évangile du dimanche; une lecture de piété tenait lieu de sermon; puis pendant que le grand monde s’attardait à causer devant l’église, une femme dévouée faisant le catéchisme aux enfants et leur apprenait de vieux cantiques. Prière en famille de l’Acadie orpheline, la messe blanche sauvegarda chez notre peuple, pendant les longues absences du missionnaire, l’esprit de foi et l’esprit de famille, ces deux colonnes de l’édifice futur. La Coutume de la messe blanche s’est prolongée en Acadie jusqu’au dix-neuvième siècle. (Extrait du livre d’Antoine Bernard, le drame acadien depuis 1604).( Une nouvelle Acadie, page 340-41). La branche de Boudreau qui fonda Chéticamp. Germain Boudreau (G2) est né en 1724, à Pisiguit, aujourd’hui Windsor, en Nouvelle-Écosse. Il était le fils de François Boudrot (F9) et d’Angélique Doiron. Il s’est mariée vers 1749 à Marguerite Trahan qui lui a donné une famille de sept enfants. Lors de ce triste automne de 1755, Germain (G2), sa femme et les enfants furent embarqués sur un bateau, à destination de la Virginie. Toutefois, les autorités de cet état refusèrent de recevoir les exilés acadiens et ils furent gardés prisonniers pendant tout l’hiver au fond des cales du navire, dans des conditions inhumaines de froid, de faim, de maladie et surtout de désespoir. Au printemps, la déclaration de guerre entre la France et l’Angleterre font que Germain et sa famille vont être déportés dans les prisons d’Angleterre et ils vont y demeurer prisonnier jusqu’en 1763. intro Pendant ces années de captivité, Marguerite décède en août 1758 dans la prison de Bristol. Tous ses enfants moururent au cours de cette détention et dans la même année. Seul survivant de sa famille. Germain (G2) épouse, en prison, Anne Hébert, une compagne de captivité. En 1763, lors de la signature du traité de Paris, il ne restait que quelques centaines de survivants, y compris les enfants nés en détention. Donc, Germain sortit des prisons d’Angleterre, vient s’installer à Plouer, dans la région de St-Malo, avec sa femme et les deux enfants nés de ce deuxième mariage. Il demeura en France pendant 10 ans. Mais comme tous les Acadiens de souche, l’envie de revenir vers son pays natal, l’Acadie, était toujours présente dans son esprit. Comme la France du temps était ruinée par les guerres et la famine, plusieurs Acadiens, donc Germain et sa famille, et plusieurs survivants des prisons anglaises, s’embarquèrent sur les bateaux de Charles Robin, à destination de l’Amérique. Ce Charles Robin, négociant et marchand protestant avait ouvert des établissements de pêche dans l’Acadie maintenant anglaise, notamment à Arichat, au Cap-Breton et à Paspébiac. Il cherchait à recruter des pêcheurs de morue et les Acadiens avaient la réputation d’être les meilleurs. C’est vers 1773, que Germain et plusieurs autres Acadiens, errant dans les villes de St-Malo et les environs, s’embarquèrent pour rejoindre les côtes de la Nouvelle-Écosse. On pense que les vaisseaux accostèrent à Arichat, à Paspébiac et à l’Île du Prince-Édouard. Deux années plus tard, en 1775, les colonies américaines se révoltent contre l’Angleterre, et encore là, Germain et ses compagnons n’en finissent plus de se chercher un abri sûr pour eux et leurs familles. L’Acadien Germain Boudrot devient le véritable « Acadien errant, banni de ses foyers… », comme le dit la chanson. Puis un traité met fin à la guerre en 1783. Deux ans plus tard est fondé le village de Chéticamp, au Cap-Breton. C’est là qu’on retrouvera Germain Boudrot et quelques-uns de ses compagnons d’errance. En effet, en 1787, selon la narration du Père Ledru, Germain Boudrot, en l’absence d’un prêtre, a présidé au mariage d’Anselme Aucoin et de Rose Chiasson, à Chéticamp, mariage qui fut par la suite réhabilité par l’Église. Germain Boudrot (G2) a eu une prolifique descendance dans la région de Chéticamp, malgré les décès de ses sept premiers enfants de son premier mariage et les décès de ses deux premières filles, de son deuxième mariage avec Anne Hébert, nées en captivité dans les prisons de Bristol, en Angleterre. Ses deux filles, Marguerite (M1182), née en 1759 et Marie, née en 1760 (M1129), sont décédées toutes les deux le même jour, le 7 août 1765, à la Pommeraye, près de Plouer, dans la région de St-Malo, suite à une terrible épidémie qui sévissait en France dans ces années là. Malgré tout cela, Anne Hébert lui donnera deux autres enfants, nés à Plouer, soit Élizabeth (E590), née le 29 octobre 1763 et Joseph-Marie (J29), né le 10 août 1768.C’est ce Joseph-Marie dit Joseph (J29), qui n’était qu’un petit garçon de cinq ans lors du retour de son père en Amérique, qui sera la souche de nombreux descendants. Il épousera Anne Chiasson. Leur fils, Charles (C132), épousera à son tour Luce Aucoin et l’union de ces deux personnes sonnera le départ d’une longue lignée de Boudrot. Charles et Luce ont eu douze enfants De fait, les enfants se mettront à éclore, « comme fleurs au printemps », faisant rebondir la nature qui reprendra enfin ses droits, depuis si longtemps frustrés. Et c’est ainsi que le nom des Boudrot demeure toujours si vivace dans cette sympathique Acadie du Cap-Breton. Extrait du Bulletin historique de Chéticamp, d’après l’abbé Charles Aucoin. 31 intro La branche de Boudreau qui fonda Caraquet, Maisonnette, Paquetville, et Petit-Rocher. L’Ancêtre de cette famille à Caraquet, Joseph Boudreau, naquit à Beaubassin, en 1738. En 1758, pour échapper aux anglais et éviter la déportation il se réfugie dans les bois avec ses parents et un groupe d’acadiens dirigé par l’abbé Le Guerne, leur missionnaire. Après une pénible et longue marche, le groupe atteint Restigouche vers 1760. Le 7 janvier 1761, Joseph marie Jeanne-Marie Haché-Gallant, fille de Jacques et de Josette Boudreau de l’Île Saint-Jean (I.P.É.). Le célébrant était le père Ambroise, un récollet faisant les fonctions curiales dans la paroisse de Ste-Anne de Restigouche (Pointe-à-la-Croix).Pendant l’escale à Restigouche, le groupe s’effrite lentement. Les réfugiés se regroupent en petites unités et empruntent des voies différentes. Plusieurs se dirigent par petits bateaux vers Québec, Nicolet et St-Jean d’Iberville. Tandis que d’autres demeurent en Gaspésie à Carleton et Bonaventure. Joseph alla ensuite demeurer à Miscou avec sa belle famille avant de venir s’établir à Caraquet vers 1784. Il reçut en 1784, 400 acres de terre, qu’il occupa là où est présentement située l’église de Caraquet. En 1791 il vendit 236 acres de ses terres à Raphaël Blanchard, puis il déménagea à Petit Rocher où était déjà établi son fils aîné, Cyprien. Il y est décédé en 1797. Seul, Sylvain, marié avec une des filles d’Olivier Blanchard demeura à Caraquet, occupant les autres 164 acres de la concession originale. Il échangea cette terre avec celle appartenant au père Girouard, appelée terre de l’église, située plus à l’ouest et encore occupée en partie par ses descendants. Il est l’ancêtre des Boudreau de Maisonnette, Paquetville et Petit-Rocher. Son petit-fils, Pierre, fut fondateur du Village des Boudreau établi le long de la Rivière-du-sud. Ce Joseph Boudreau (J8) qui prit racines dans ces coins de pays était le fils de Anselme (A1) et Marguerite Gaudet de Beaubassin, de Michel (M4)et Madeleine Cormier de Port-Royal qui s’établirent à Beaubassin et de Michel (M1) à Michel Aucoin de Port-Royal. La branche de Boudrot qui sʼinstalla dans la région de la péninsule Gaspésienne, à Carleton, à Bonaventure, à Maria et dans les villes et villages avoisinants. Comme nous le citions en début des textes des ancêtres Boudrot qui fondèrent Caraquet, Maisonnette, Petit-Rocher, il y a un autre groupe de Boudrot qui décidèrent de demeurer près de Restigouche et de s’y établir. Suite à des notes historiques dans le livre d’Honoré Boudreau de Rimouski, Joseph, né à Port-Toulouse vers 1717, marié à Rosalie Arseneau, était navigateur et propriétaire d’une goélette. Il a fui devant l’envahissement de l’Île Royale par les Anglais vers 1758-59. Après la prise de Louisbourg, il s’est réfugié avec son fils aîné, Joseph, au fond de la Baie des Chaleurs, à Petite La Rochelle, aujourd’hui, Atholville, à l’époque nommée Restigouche. Il a sûrement vu la bataille de Restigouche et les grands voiliers. On peut le suivre par les recensements. Il fut le fondateur de la lignée des Boudreau en Gaspésie. Il semble qu’ʼil soit le seul Boudrot a y être demeuré. Il est à noter qu’à cette époque on écrit Boudrot, et ce n’est que vers les années 1825 que l’on a commencé à écrirentro Boudreau et parfois Boudreault. On peut voir dans les anciens contrats que l’on écrit Boudrot jusque vers les années 1860.Selon l’Abbé Gallant, Joseph et Rosalie Arseneau ont eu sept (7) enfants Il est à supposer qu’à l’été de 1761, Joseph soit allé chercher sa famille; sa femme et les autres enfants probablement à l’Île St-Jean. Puis il s’installe à Bonaventure. Selon le recensement de cette paroisse de 1765, il possède une maison, une femme, deux enfants mâles au dessus de 15 ans,4 enfants en dessous de 15 ans. Joseph fils, étant marié, il n’est donc pas inclus ici. Il revient s’établir définitivement à Tracadièche (Carleton) en 1766. Il s’est installé avec sa famille et son fils aîné Joseph. Ils ont construit leur première habitation à plus d’un kilomètre du Barachois. Selon le généalogiste Bona Arseneault, Joseph et son fils se sont installés sur les six (6) premiers arpents à l’est de la partie de l’église. Trois arpents pour le père et trois autres pour le fils. Ces terres n’ont jamais rien coûté aux habitants. On ne sait si une fois installé à Tracadièche, Joseph a continué à naviguer. Le doute persiste. Né en 1717, arrivé à Tracadièche en 1766, il est alors âgé de 50 ans. Appauvri et usé par toutes les misères et tracas qu’il a traversés, il décède après 1777, âgé de plus ou moins 66 ans. Son fils aîné, Joseph continua à travailler la terre et il laissa une très nombreuse progéniture. Il se maria à Marguerite Leblanc qui lui donna douze (12) enfants. Encore aujourdʼhui, certains de ces descendants sont établis sur les terres de leurs ancêtres. Donc ce Joseph Boudrot (J21)marié à Marie-Rosalie Arseneau, le 13 mai 1743à l’Île St-Jean était le-fils de Charles (C5) dit Charlot, marié à Marie-Josephte Landry, le 9 février 1707 à Port-Royal, petit-fils de Abraham (A2) et enfin de notre ancêtre Michel (M1).Une autre source de Boudrot semble s’être installée dans cette région de la Baie des Chaleurs, à Cascapédia. Il s’agit de Jean Boudreau dit « Micteau », le frère de Joseph-Samuel dit « Castor ». Né en 1715, il était à Beaubassin en 1746, à Port Toulouse en 1752, à Restigouche en 1760, à Chéadabouctou de 1761 à 1765, à Miquelon de 1765 à 1778, où quatre de ses enfants furent baptisés : Rosalie, Pierre, Anne Joseph et Louis. On le retrouve à La Rochelle , France de 1778 à 1783 et de nouveau aux Iles St-Pierre et Miquelon de 1783 à 1793, aux Iles de la Madeleine en 1794, à Cascapédia (New Richmond), Baie des chaleurs, où il est arrivé en 1795. (Bona Arseneau, HGA V1, 2211). Il fut inhumé à Bonaventure le 15 août 1798. Les branches de Boudrot qui s’installèrent dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, de la Côte-Nord, de Québec, de Montréal et dans la province de l’Ontario, spécifiquement à Ottawa. Nos ancêtres qui ont fondé le Saguenay-Lac-St-Jean, n’ont pas été déportés. Ils se sont enfuis à travers les bois, avec l’aide des Indiens Micmacs, le long des rivières et des lacs qui séparaient l’Acadie du Canada. Possiblement qu’ils étaient avec le contingent des 1500 Acadiens que le curé Le Guerne avait réussi à convaincre de s’échapper avant que les Anglais les fassent prisonniers. Pendant cette longue fuite, plusieurs de nos ancêtres décèderont de la maladie, du froid et de la faim. Ce fut le cas d’un de nos ancêtres, René qui décéda durant cette odyssée. intro Son frère Jean-Baptiste, l’ancêtre des Boudreault du Saguenay, s’établira à La Malbaie, alors que les descendants de René resteront à l’Isle aux Coudres : ces descendants de René seront les ancêtres de Boudreault de Bas-Saguenay, à partir de l’Anse-St-Jean. Vers 1775, il y avait seulement deux couples Boudreault à Charlevoix lesquels deviendront la tête d’une longue postérité de Boudreault au Saguenay-Lac-St-Jean. Ces deux couples sont : François, fils de Jean-Baptiste et Pierre, fils de René, mort durant sa fuite vers l’exil. Lorsque la région Saguenay ouvrira ces portes à la colonisation, en 1838, plus de vingt familles de Boudreault viendront s’établir en l’espace de 12 ans. François était marié à Sophie Martel de La Malbaie, alors que Pierre avait épousé Josephte Tremblay de l’Isle aux Coudres. Ces deux fils d’Acadiens ont laissé une très nombreuse descendance partout à travers nos régions jumelles. Sur les 63 municipalités qui sont réparties dans notre région, toutes ces villes et villages comptent des Familles Boudreault. Donc, si nous remontons la lignée de François (F41) marié à Marie-Sophie Martel, fils de Jean-Baptiste (JB60) marié à Agnès Pitre, de Michel (M29) marié à Cécile Leblanc, de Claude (C3) marié à Anne-Marie Thibodeau, de Michel (M1) à Michelle Aucoin. Pour celle de Pierre (P27) marié à Josephte Trembaly, fils de René-Pierre (RP7)marié à Judith Pitre, de Michel (M29) marié à Cécile Leblanc, de Claude (C3) marié à Anne-Marie Thibodeau, et de Michel (M1) à Michelle Aucoin.Ce fameux Claude(C3), notre ancêtre ici dans nos régions de Charlevoix et du Saguenay-Lac-St-Jean, était le frère d’Abraham. Le fils de Claude, dont le premier enfant François sera l’ancêtre d’une souche de Boudreau du nord-est du Nouveau-Brunswick. ‘est dans les années 1820 ou approximativement, que le nom Boudreau et celui de beaucoup de noms de familles acadiennes, ajoutèrent le (LT) à la fin de leur nom. Pourquoi? Est-ce dû à la connotation française, à des erreurs de prêtres qui remplissaient les registres de baptêmes et sépultures, tout ce que nous pouvons voir dans les registres au niveau de mon ancêtre Théophile, marié à Ste-Alexis de la Grande-Baie, le 8 octobre 1849, à Sophie Gauthier, que les six (6) premiers enfants ont été baptisés; Boudreau et les six (6) enfants suivants l’ont été en ajoutant le (LT). Cette pratique, d’y ajouter le (LT) à la fin de notre nom, est resté collée à tous ceux et celles qui sont venus au monde dans la région de Charlevoix et du Saguenay-Lac-St-Jean. Donc, lorsque nous retrouvons le nom Boudreault, partout maintenant au Québec, en Ontario et un peu partout au Canada, il est à peu près assuré que leurs racines viennent de nos deux régions. Mais que ton nom s’écrive : Boudrot, Boudreau, Boudreault, Boudreaux, Budrow, ton origine et ta fierté seront toujours les mêmes. NB. L’Orthographe : Selon l’orthographe de Bona Arseneau, les Boudrot du début sont devenus Boudreaux en Louisiane, alors que ceux de Nouveau-Brunswick écrivent Boudreau, alors que ceux émigrés au Saguenay-Lac-St-Jean adopteront vers la fin du siècle dernier celle de Boudreault. Le juge René Boudreault (Les Boudreault du Saguenay-Lac-St-Jean : Saguenayensia, 1976, page 58) : « Si nos ancêtres s’appelaient Boudrot en Acadie, il semble qu’ils avaient commencé à écrire leur nom Boudreault en arrivant à Charlevoix; même si pendant de intro nombreuses années plusieurs de nos ancêtres ont laissé tomber le (LT), la majorité l’ont repris vers la fin du X1X siècle ». L’Association des Boudreau (Shédiac, Nouveau-Brunswick) publie un livret : La famille Boudreau de 1600 à nos jours, par Lévi Boudreau, à l’occasion du premier Congrès Mondial Acadien de 1994, dans lequel on peut voir que le nom de notre ancêtre s’écrit : Michel Bouderot…? Plus tard, dans les années 1945-50, d’autres familles de Boudreau, venant du Nouveau-Brunswick, et des Iles de la Madeleine viendront se greffer à nos familles pionnières, suite à l’ouverture des usines de Price Brothers et de la compagnie Alcan. C’est le cas des Familles de Léo-Paul Boudreau de Shédiac, (voir Les Boudreau de 1600 à nos jours de Lévi Boudreau) et d’Alcide Boudreau de Paquetville et plusieurs autres familles qui seraient trop long à énumérer. La branche de Boudreau qui fonda « Havre-Saint-Pierre. Deux groupes de Madelinots vinrent s’installer à la Pointe en 1857, un en juin et l’autre au mois d’octobre. Le premier arrivait sur la goélette « Mariner » sous le commandant de Nathael Boudreau. Parti de Havre-aux-Maisons le 27 ou 28 mai, il abordait, après plusieurs jours en mer, à la rivière Corneille où il ancra pour la nuit. Le groupe comprenait six couples, la plupart avec leurs enfants, ainsi que quelques jeunes dont les parents avaient l l’intention de traverser bientôt, ce qui donnait environ 35 personnes, hommes, femmes et enfants. Si l’on considère que les couples avaient embarqués ménages, outils et matériels pour bâtir, ainsi que nourriture, bestiaux, etc., la goélette était sûrement pleine. Par ailleurs, le navigateurs-pêcheurs de l’expédition connaissaient à peu près certainement la région. En effet, à partir des Iles-de-la Madeleine, en plein Golfe, avec une goélette à voile, contourner l’île Anticosti et venir jeter l’ancre directement à la rivière Corneille, afin de pouvoir ensuite longer le littoral vers l’ouest jusqu’à Mingan, en terre des îles pour y trouver un bon havre, tout cela implique qu’ils savaient dans quelle direction naviguer, et qu’ils avaient déjà une certaine connaissance de la région pour avoir fréquentés les bancs de pêche de Mingan. Il est probable également qu’il y ait eu un chef de file, un leader dans cette expédition, car c’en était une, en la personne de Firmin Boudreau. Cet homme d’une grande expérience avait aussi une forte personnalité selon les indices que nous fournissent les documents ; même physiquement il était imposant par sa stature car il avait au delà de six pieds. Divers écrits nous apprennent qu’il était un ancien capitaine de milice aux Iles, marguillier (il signe un document à ce titre avec Louis Boudreau), membre du premier Conseil scolaire provisoire le 13 juin 1846, et il était aussi capitaine de goélette de métier, donc navigateur d’expérience qui connaissait déjà la Côte jusqu’à Terre-Neuve, comme tous les capitaines de l’époque. Selon R. Rumilly, il aurait même émigré devant des menaces… »Firmin Boudreau, Louis Boudreau, Dominique Arseneau, François Lapierre…Il semble selon certaines réponses, que ces Acadiens aient émigré sous la menace de dépossession de leurs terres et de leurs maisons aux Iles-de-la-Madeleine. (voir R.Rummilly, les Iles-de-la-madeleine, 48).Dans son « Histoire de la survivance acadienne », de 1935, le Fr. Antoine Savard, csv précise : « les baux de dix ans(qui ne renouvelaient plus) comportaient une rente fixe; d’autres existaient moyennant une rente annuelle de quinze sous l’acre, et le plus grand nombre moyennant un chelin l’acre.ntro Deux ans de non paiement de cette rente suffisaient pour faire perdre au locataire sa terre avec toutes les améliorations : ce fut, entre autres, le cas de Firmin Boudreau, de Louis Boudreau, de Casimir Arseneault, de Jean Chevarie et de Fabien Lapierre… » Il est probable que les agents aux Iles les considéraient comme des têtes Fortes, des hommes trop portés à faire valoir et défendre leurs idées. Donc quelle était la descendance de ce fameux Firmin? Pour le retrouver dans notre volume, Michel-Firmin (F136) né en 1796, marié à Pélagie Cormier en 1820, à Havre-Aubert, Iles de la Madeleine. Il était le fils de Michel (M82) né en 1758 et Marie-Modeste Boudrot, mariés vers 1782 à Havre-Aubert. Le père de Michel (M82) était le fils de Joseph-Sam (JS41), dit Castor, marié en 1749, à Marguerite Chiasson. Celui-ci était le fils de Michel (M17) dit Micteau, marié à Anne Landry en 1714, à Port-Royal. De ce Michel (M17) nous retrouvons Abraham (A2) marié à Cécile Melanson, à Port-Royal vers 1684. La branche de Boudrot qui s’installa aux Iles-de-la-Madeleine. Avant de parler des ancêtres Boudrot des Iles-de-la Madeleine, il serait bon de faire un détour et de faire un peu l’histoire de ces Iles. Le premier possesseur des Iles fut Richard Gridley, né à Boston, qui participa au siège de Louisbourg, servit sous Amherst et accompagna Wolfe aux Plaines D’Abraham en 1759 et où en récompense de ses services rendus, on lui donna les Iles de la Madeleine. Dès 1762, alors que la chasse aux Acadiens se poursuit toujours sur les rives de la Nouvelle-Écosse et dans les forêts de l’Île St-Jean, Gridley établit un poste à Havre St-Pierre-Aubert dans le but de faire la chasse aux morses et aux phoques, de même que la pêche aux homards. Un document daté de 1765, révèle qu’il forma une compagnie avec ses quatre fils et qu’il engagea vint-deux (22) hommes, dix-sept (17) de la Nouvelle-Écosse et cinq (5) du Canada, tous des Acadiens. Voici la traduction de l’article 5 de ce document :« Tous les Français natifs de la Nouvelle-Écosse (Acadiens) qui s’engagèrent, ont prêté le serment d’allégeance devant moi. Ils n’ont pas de prêtre. Ni eux, ni les Anglais n’ont eu connaissance du commodore français qui a séjourné dans le golfe l’année dernière ».Voici le serment d’allégeance :« Nous, les personnes dont les noms suivent, nés de la Nouvelle-Écosse ou Acadie et employés à the Sea Cow Fishery in the Magdaline Islands, nous promettons et jurons sincèrement et sévèrement que nous serons fidèles à porter l’allégeance de sa Majesté le Roi Georges ».Et nous pouvons voir sur le document les noms de quatre (4) Boudrot : François Budero, Joseph Budero, Joseph Boudereaux et François Boudereaux. (Chaque nom est accompagné de la marque X car aucun ne peut signer) Assermenté devant moi ce 3ième jour dʼaoût 1765, au Havre St-Pierre-Aubert, Iles de la Madeleine, dans le golfe Saint-Laurent. Fs Allwright. Maintenant, situons les quatre (4) Boudrot (Budero) et leur descendance. intro Joseph-Samuel dit Castor, né en 1721, était le fils de Michel et d’Anne Landry de Port-Royal, marié vers 1750 à Marguerite Chiasson. Pêcheur et laboureur, on le retrouve au Cap-Breton, à Schédabouctou, à l’Étang des Berges (Île-St-Jean), d’après le recensement de 1752.Il vient s’installer aux Iles de la Madeleine avec sa famille. Il décède aux Iles le 25 août 1808. De ses sept enfants, retenons Marie et ses trois fils : Joseph, (2) Michel et (3) François. « Castor » est un mot indiqué comme terme acadien dans le Glossaire acadien de Pascal Poirier et qui est défini comme suit : Sont appelés « Castors » les partisans d’un parti politique canadien-français, également connus sous le nom de « nationalistes ».Le second(4) François Boudrot engagé de Gridley semble être l’un des fils de François dit Manne, marié à Jeanne Landry en 1717. Les familles pionnières et leur lieu de passage vers 1772-1780 Charles Boudreau et ses fils : Louis et Firmin, Joseph, Thomas… de l’Île St-Jean et de Port-Toulouse, Cap-Breton.Joseph Boudreau. Îles-St-Jean : Port-Lajoie Les fils de Samuel Boudreau : Joseph, Michel et François…de l’Île-St-Jean : Malpèque Il semble bien que les trois familles Boudrot établies aux Iles-de-la Madeleine sous le règne de R. Gridley étaient de même souche acadienne, à la troisième génération.Charles Boudrot, dit « Manne » est le beau-frère de Joseph-Castor et son arrivée aux Iles est confirmée par Bona Arseneau : « Charles Boudrot est venu s’installé aux Îles-Madeleine en 1772, en provenance de Miquelon.Il est né en 1732, passa à l’Île St-Jean, Tracadie, à l’époque de la dispersion avec Madeleine Chiasson son épouse pour aller s’établir à la côte du port du Havre St-Pierre-Aubert ave ses fils Louis, Firmin, Joseph, Thomas…On trouve la sépulture de ce couple : Charles en 1810, âgé de 78 ans et Madeleine en 1824, âgée de 95 ans. Charles fut l’un des premiers anciens sur les Iles, avec le pouvoir de remplir les rites de l’église en l’absence d’un prêtre ou d’un missionnaire, v.g. baptêmes, mariages funérailles et messe-blanche. Ils eurent plusieurs enfants qui les suivirent aux Iles-de-la-Madeleine. Les enfants de Charles, Louis, Firmin, Joseph, Thomas et les autres, eurent une nombreuse descendance aux Iles. Prenons Louis, marié à Louise Dugas, ce couple a été très impliqué dans leur communauté. Louis remplissait plusieurs fonctions comme : Agent pour Isaac Coffin auprès des habitants; il était témoin et administrateur dans les conflits (syndic); il avait la garde de la chapelle-église avec son frère Firmin. Pour sa part, sa femme Louise, appelée Louison, selon la tradition fut la première femme des Iles. Établie avec son mari, Louis, sur la Pointe du Havre St-Pierre, elle fut sage-femme, et son nom apparaît au baptême de la plupart des enfants tout au long des premiers registres paroissiaux. Elle signait indifféremment : Louise Boudreau, Louise Dugas-Boudreau, Louise Boudreau-Dugas, Louise femme de Louis Boudrot et même Louise, sage-femme. D’une longévité extraordinaire, elle mourut à 105 ans. La descendance de Charles est remarquable par la souche de Louis et Louise Dugas qui compte cinq (5) prêtres : Charles-Nazaire, Stanislas, Nazaire, François et Denis. intro Les Trois fils de Samuel Boudreau. Ni les relevés de registres paroissiaux ni les autres écrits consultés ne révèlent le mariage de Samuel qui cependant apposa sa signature à deux mariages en 1794. Ceci crée une nouvelle confusion autour des nombreux « Joseph Boudrot », car il se peut qu’il portait aussi le nom de Joseph-Samuel.1-Joseph, son fils est celui qui a épousé Marguerite Chiasson. Ils auront trois enfants : Louise, Joseph et Rosalie. 2-Michel épouse Modeste Boudrot et ont pour enfants : Joseph, Isabelle, Appoline, Charles, Placide, Michel-Firmin, c’est ce personnage qui ira fondé Havre St-Pierre, Françoise et Victor. 3-François épouse Marie Boudrot et ont pour enfants : Madeleine, Marie-Marthe, Anne, Lazarre, Joseph et Joachin.On peut donc conclure sans pouvoir être dans l’erreur, que de ces quatre descendants, le patronyme des Boudrot a continué à se perpétuer dans les Iles et partout dans la province. La branche des Boudrot qui s’installa dans la région de Nicolet et les environs. Cette souche de Boudrot, comme presque toutes les autres d’ailleurs, se sont un jour retrouvées dans ces régions, suite au Grand Dérangement de l’automne de 1755. Nous avons quatre hypothèses pour tenter de justifier la présence de la Famille Boudrot dans cette région de Nicolet. Une première nous vient de Mgr Richard qui écrit : »Marguerite Pitre, femme de François Boudrot était probablement devenue veuve avant son départ de lʼAcadie »Une deuxième hypothèse, écrite par le Père Adrien Bergeron nous indique : « À l’arrivée des Boudrot à Nicolet, vers 1758, tout le contexte indique clairement qu’ils faisaient partie du groupe massif, plus de 1500, que l’Abbé Le Guerne, leur missionnaire, avait à force d’instance réussi à soustraire aux Anglais et, après de pénibles marches et séjours en forêt, à les embarquer en petits bateaux pour Québec ».Une troisième hypothèse, tirée du journal de la Louisiane, « Le Meschacébé » en date du 14 décembre 1872, nous informe : « Lors de la dispersion des Acadiens, en 1755, plusieurs familles de Grand-Pré… se jetèrent dans les bois pour ne pas tomber entre les mains des Anglais et vécurent ainsi…avec les sauvages…. Le chef de l’expédition était Michel Bergeron dit de Nantes…l’on s’enfonça dans les bois en se dirigeant du côté du Canada. C’était le printemps 1758. On marcha tout l’été…Finalement, trois jours avant la Toussaint, on atteignit les habitations à Cacouna, où on passa l’hiver. Le printemps arrivé (1759), toute la petite colonie s’embarqua à bord des canots préparés pendant l’hiver et remonta le fleuve jusqu’à Saint-Grégoire, où elle arriva à l’automne suivant et se fixa à l’endroit où est actuellement le village… »Une quatrième hypothèse provient de Bona Arseneault : « François Boudrot, déporté à New-York lors de la dispersion, il s’est établi à Nicolet, au Québec, vers 1768 ».( p.640 Bona). intro Quoiquʼil en soit, nous retrouvons Marguerite Pitre et ses enfants à Nicolet vers 1759. Peu à peu, ils s’adaptèrent à leur nouvelle vie tout en conservant leurs traditions, leur parler acadien et surtout leur histoire. Il est dit aussi que Marguerite, veuve de François Boudrot se remarie le 11 janvier 1768, à Simon Provencher. François et Marguerite Pitre ont eu huit (8) enfants dont trois (3) garçons et cinq (5) filles. Deux de ses fils, Joseph-Athanase, marié vers 1759 à Nicolet, à Félicité Orion dit Champagne et François-Osias, marié le 19, novembre 1764, à Nicolet, à Marie-Anne Orion dit Champagne, auront de nombreuses descendances avec des famille de 17 enfants pour François-Osias. Si maintenant nous voulons remonter à Michel, notre ancêtre pour cette lignée de Nicolet, François (F33), né vers 1710 à la Rivière des Hébert (Grand-Pré), épouse vers 1733, à Grand-Pré, Marguerite Pitre. François est le fils de Michel (M29) et de Cécile Leblanc. Michel (M29),né vers 1687, épouse à Grand-Pré, vers 1707, Cécile Leblanc. De cette union, naîtront huit (8) enfants, quatre garçons et quatre filles. Michel (M95) se remariera le 16 avril 1732 à Port-Royal à Anne Préjean. De Michel (M95) nous arrivons à Claude (C3), né vers 1663, épouse en première noces vers 1682, Anne-Marie Thibodeau. Cinq enfants naîtront de ce mariage. Vers 1700, Claude (C4) se remarie, à Grand-Pré, à Catherine Meunier. De cette union, onze enfants feront la joie des parents. De Claude (C4) dixième enfant de Michel (M1) et Michel Aucoin.
André Boudreault, prés…
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10 avril 2006