La suite page 8





  
										

La Mémoire des Anciens



D’habitude cette chronique nous vient des Archives du Saguenay-Lac-Saint-Jean que nous trouvons en faisant
nos recherches généalogiques. Exceptionnellement, celle que vous lisez aujourd’hui est une entrevue que
j’ai faite avec monsieur Gérard Boudreault sur son lit d’hôpital, quelques mois avant son départ pour
son long voyage vers l’éternité.
Je suivais l’évolution de la maladie de mon beau-père, hospitalisé depuis quelques semaines,
tout en gardant un œil sur la chambre d’en face, celle de monsieur Gérard Boudreault.
Depuis quelques années où monsieur Gérard assistait à nos réunions et aux activités,
je me disais qu’un jour il faudrait bien que je le rencontre et que je lui fasse raconter quelques
moments de sa vie. J’étais déçu car dans la chambre où il était alité, ses enfants le veillaient
24 heurs sur 24
2)et tous attendaient son départ vers sa rencontre avec sa défunte Blanche-Yvonne.
Mais petit à petit, ses forces ont recommencé à revenir et par un heureux hasard,
il fut transféré dans la même chambre que mon beau-père.
Notre première rencontre a eu lieu à l’hôpital de la Baie, chambre 341A, le 29 mai 2005.
Malgré une évidente faiblesse, il accepta d’emblée à répondre à mes questions en m’avisant que
si cela devenait trop épuisant mentalement, il me le laisserait savoir. Je l’ai aussi avisé que
je faisais cet article dans le but de l’éditer dans notre Bulletin des Boudreau(lt)(x) et je lui ai
fait la promesse que j’irais lui porter, en main propre, l’entrevue que je faisais avec lui.
Donc première entrevue avec monsieur Gérard qui durera vingt minutes.
Homme très lucide et connaissant fort bien sa condition actuelle et future, il m’a dit tout de go
Si je suis décédé en décembre comment vas-tu remplir ta promesse avec moi? ». Je lui répondit sans
hésiter : « monsieur Gérard si vous êtes parti, j’irai vous porter le Bulletin des Boudreau(lt)(x)
où vous serez ». Cette réponse le fit sourire et notre entrevue commença.
André : Où est votre domicile présentement?
Mr. Boudreault de me répondre avec un petit sourire: « Ici à l’hôpital, mais depuis quelques mois,
je réside au Domaine du Cap à Bagot ».
André : Et quel âge avez-vous?
Je commence à être vieux avec mes 91 ans et je crois que je ne serai pas ici (la terre) encore longtemps.
Je suis né le 08 mars 1914 à l’Anse-St-Jean.
André : Vous souvenez-vous des noms de vos parents et de vos grands parents?
Encore une fois, il me regarde avec son sourire moqueur et sans hésiter, il me dit que son père s’appelle
Auguste et que sa mère se nomme Zénéide Labbé. Son grand-père s’appelait Léandre et il était marié
à Mérée Cyr Desgagné de Petite Rivière-St-François. C’est Desgagné là, sont encore dans la navigation.
Ils ont toujours été constructeurs et navigateurs. Note de l’auteur : Effectivement si vous allez dans le coin de St-Joseph de la Rive et de
l’Isle aux Coudres
vous verrez certainement, accosté au quai un ou des navires appartenant encore à la famille Desgagné.
André : monsieur Gérard, parlez-moi un peu de votre enfance, aussi loin que vous pouvez vous souvenir,
et comment cela sa passait dans votre jeunesse. « Ben nous autres on était pas riche, mais pas pauvre non plus. Je suis né à l’Anse-St-Jean, sur la ferme.
J’ai fréquenté l’école, comme tous les enfants de mon âge jusqu’en 7ième année. Après cela,
si tu voulais aller encore plus loin dans tes études, tu devais avoir des parents avec des argents pour
qu’ils t’envoient en ville. Comme ce n’était pas le cas avec chez-nous, on s’est contenté de faire
l’école du rang. Avoir une 7ième année dans le temps, c’était très bon ».
Note de l’auteur : Détenir une septième année en 1926-27, on peut dire sans l’ombre d’un doute,
que monsieur Boudreault était un homme bien éduqué et scolarisé.
André : Que faites-vous après votre 7ième année?
« Ben là, sus resté sur la ferme avec mon père et ma mère, à cause que les autres plus vieux que
moi ne voulaient pas rester. Y aimaient pas la terre. Y sont partis en ville pis les autres au chantier.
Moi j’ai travaillé pendant presque quinze ans sur la ferme
André : À quel âge vous êtes vous mariez?


3)« Je m’sus marié à vingt-un ans avec Blanche-Yvonne Gaudreault qui restait à peu près
à un mille de chez-nous.
Je la connaissais car elle était venue à l’école en même temps que moé et les dimanches on
se voyait à la messe.
On s’est fréquenté pendant six mois. Son père était le forgeron du village de l’Anse ».
André : Combien d’enfants la famille Boudreault a-t-elle eu?
« On a eu huit (8) enfants, cinq filles et trois gars.
Je sais pas trop sur de leur âge mais je sais leur nom. Monique, Hélène,
Gaétane, Denise, Gilberte, pis mes garçons Jean-Marie, Antoine et Achille.
Y sont tous nés à l’Anse St-Jean.
André : Avez-vous passé toute votre vie sur la ferme avec vos enfants et vos parents?
« Non, à vingt-cinq ans, je quitte la ferme pour me trouver une job ailleurs.
Je me suis fait engager par le Jobber Arsène Bilodeau
qui travaillait pour la famille Price. Y étaient campés à St-Siméon et y m’a engagé pour chauffer un tracteur.
Je faisais des routes en forêt.
Pendant deux ans, je voyage de St-Siméon à l’Anse. Pis là on s’est construit une maison à St-Siméon.
Elle est pas très loin passé le Casino et est encore debout ».
André : Combien d’années êtes-vous demeurés à St-Siméon?
« On est resté là jusqu’à ma pension puis on est revenu à l’Anse. Je m’sus reconstruit une autre maison
juste à la sortie du pont de l’Anse. La première maison à ta gauche, c’est celle là.
Mais je pense qu’elle a été rénovée. Je l’ai vendue ».
André : Quel était votre salaire dans les années 1938-39?
« Moé j’avais des gages de 250.00$ dollars par mois. Dans l’temps, c’était un bon salaire.
Aujourd’hui on fait de gros salaires, mais les gens n’ont pas plus d’argent »
Note de l’auteur : Nous avons arrêté l’entretien après vingt minutes,
car monsieur Boudreault me semblait fatigué et je voyais bien qu’il ne voulait pas me déplaire.
La reprise de notre entrevue s’est passée le 10 juin 2005.
André : Monsieur Boudreault, vous souvenez-vous des noms de vos frères et sœurs?
Après quelques hésitations, il réussi à me nommer six noms de ses frères et sœurs :
Charles-Édouard, Mariana, Augustine, Nazaire, Jeanne, pis moé. Là y m’en manque deux.
André : Monsieur Gérard, pense-vous que votre Blanche était la plus belle femme du village?
Avec un petit sourire il me fit cette réponse. « Là c’est une pogne que tu me fais là.
J’sais pas si ma femme était le plus belle femme de l’Anse St-Jean, mais pour moi elle a toujours
été la plus belle. On a été plus de cinquante ans ensemble, tu sais. Avant de se marier,
on s’est fréquenté pas trop longtemps, on se connaissait depuis que nous étions enfants ».
André : Est-ce vrai que votre père Auguste construisait des goélettes à l’Anse?
« Ben oui, l’été il travaillait sur la ferme et l’hiver on venait le chercher pour construire
des goélettes. Y en a ben construites 7 ou 8.
André : vous m’avez dit que vous avez eu un bateau pendant plusieurs années. Quelle sorte de
bateau aviez-vous? « C’est sur que j’avais un beau bateau. C’était un Cruiser, avec un moteur diesel et
il avait été construit en France. Son nom était « L’Égal ». Quand je l’ai acheté à Tadoussac,
je lui ai donné le nom de « Robin des Mers » en l’honneur de mon petit fils Robin, fils d’Antoine.
Il m’a permis de naviguer et d’aller à la chasse avec mes fils quand l’automne arrivait ».

Sur ces mots, notre entretien s’est terminée car la fatigue était bien présente et parler lui demandait
maintenant de gros efforts. Mais juste avant de partir, il me rappela et il me dit : « mes deux autres
frères s’appelaient Pierre-Paul et Uldéric ».
Note de l’auteur : Malheureusement ce sera ma dernière intervention avec lui. Mes beaux parents étant
maintenant déménagés au Foyer St-Alphonse, je suis retourné par deux fois à l’hôpital pour le voir et
lui
parler, mais ce fut peine perdue. J’avais encore une batterie de questions à lui poser sur la famille,
ses enfants, la religion d’aujourd’hui et le monde en général. Sa capacité physique l’abandonnait
lentement, et selon son fils Jean-Marie, il fut lucide et conscient jusqu’au bout. Puis le 5 septembre,
il nous quittait. Je savais qu’il aimait la mer et navigué était possiblement un de ses rêves qu’il a su
réaliser avant de laisser cette terre. Aux dires de ses fils, la mer coulait dans ses veines,
comme une très grande majorité de Boudreault que nous sommes.
Par le texte qui va suivre vous allez comprendre et connaître un peu plus le personnage qu’était
Gérard Boudreault. Avec ses trois garçons, Jean-Marie, Antoine et Achille, le quatuor organisait
à chaque année une excursion à leur camp de chasse à l’Ile-aux-Lièvres. Comme monsieur Gérard possédait
son bateau, il était facile de s’y rendre, mais il y eu des moments où cela fut plus difficile.
Cette histoire véridique, nous est racontée par son fils Antoine tel qu’il l’a vécue.
Vendredi 12 octobre 1984 en soirée.
Antoine : On se rencontre pour le voyage de chasse à l’Ile-aux-Lièvres au restaurant « Le Grillon »
chez Achille Boudreault à l’Anse St-Jean. Nous sommes, papa, moi, Antoine, Achille et Jean-Marie. Hélène,
notre sœur, est présente mais n’a pas le temps de se mêler à la conversation car elle vend des hots-dogs.
Antoine : « Ouais, il faut décider de la date du voyage de chasse à l’Ile-aux-Lièvres. Le départ se fera du quai
de St-Siméon, le vendredi soir, 2 novembre vers les huit (8) ou neuf (9), si la température le permet
afin d’arriver à l’Ile-aux-Lièvres à la marée haute. Retour à l’Anse St-Jean le samedi si bien entendu
la température est de notre bord ».
Papa : « Moé, je vas partir de l’Anse St-Jean le mercredi matin, le 31 octobre pour me rendre à St-Siméon,
parce que là on va être en retard en baptême. Y peut aussi ben faire une tempête de nordest ou ben de sud-ouest
pour une couple de jours. Le Robin des Mers, c’est pas un « steam ». C’est le boutte de Tadoussac à
St-Siméon qui est le pire ».
L’auteur : Jeudi, 1er novembre. Papa appelle Jean-Marie à 10.00 du matin.
Papa : « Jean-Marie, je sus pas encore parti de l’Anse St-Jean baptême, y vente tout le temps et pis à matin,
le bateau n’a pas flotté. Christ que ça va mal. Je vous l’avais ben dit aussi qu’on était ben trop tard,
ça pas de bon sens. C’est quand tu finis de travailler là, y faudrait que tu viennes me trouver à
l’Anse St-Jean ».
Jean-Marie : Papa, moi je finis de travailler à 8.00 heures à soir. Papa : Comme ça je vas t’attendre à 9.00 heures. Jean-Marie : Vacarme, pas avant 9.30 heures, y faut que je me change,
que j’embarque mon bagage, en tout cas à 9.00 heures, je vais être là
L’Auteur : Le même jour à 11.30 heures du matin, Papa appelle Antoine à Port-Cartier

Papa : « Allo Antoine, c’est ton père, comment ça va?
Antoine : Ça va bien.
Papa : Çé quand que tu finis de travailler? Antoine : J’ai fini à 7.00 heures à matin
Papa : Je pensais que tu finissais rien qu'à soir
Antoine : Ben non, je vous l'avais dit que je finissais à matin et aujourd'hui je prépare mon bagage
Papa : Ça va mal en baptême, j'sus pas parti de l'Anse St-Jean encore. Hier y faisait une tempête,
pis à matin le bateau n'a pas flotté. Toé, tu peux pas descendre me trouver à l'Anse St-Jean aujourd'hui?
Antoine : Ça me donne pas assez de temps. Mon bagage n'est pas fait et c'est moi qui achète la bouffe
pour apporter à l'Ile. Ça me mettrait bien trop tard à partir. Si vous partez à soir ou demain matin,
je peux embarqué à Tadoussac demain si ça va mal. Papa : Ok, quand tu passes à Tadoussac, regardes si je ne suis pas au quai. Jean-Marie va être avec moi,
je l'ai appelé tantôt à Port-Alfred, pis y viens me trouver à soir à l'Anse. À quelle heure tu vas arriver?
Antoine : vers une heure de l'après-midi à Tadoussac.
Papa : Ouais, on est ben trop tard aussi cette année. Si on a du trouble on pourra pas avoir d'aide.
Les petits bateaux de la Garde Côtière sont serrés pour l'hiver
Antoine : on prend pas de chance, papa, si on part pas vendredi, on partira samedi
Papa : Ok, salut là!
L'Auteur : Vendredi 2 novembre. Antoine arrive à Tadoussac à 1.30 heures de l'après-midi.
Il ne voit pas le Robin -des-Mers au quai de la Traverse. Alors il embarque directement à bord du traversier,
mais à ce moment, il voit arriver Jean-Marie à la belle course qui lui fait signe de revenir sur le quai.
Jean-Marie : Vacarme t'as pas vu le Robin-des-Mers au quai?
Antoine : Non j'ai été à l'autre quai pis je vous ai pas vu. J'ai pas pensé de regarder icitte.
Jean-Marie : Y pas de danger que tu puisses nous voir, tu allais ben trop vite.
Y faut que tu débarques, dépêches-toi de reculer, la traverse est prête à s'en aller.
Papa : Une chance que Jean-Marie t'as vu!
Antoine : Y fait beau, y vente pas un air. Je pensais que vous étiez partis!
Papa : Le vent fait juste de tomber, depuis ce matin qui monte une tempête
Antoine : Hé ben là y faut s'en aller tout de suite, on n'a pas de temps à perdre.
Je vais laisser mon char sur le quai et puis je reviendrai le chercher avec Achille à soir.
Jean-Marie : Embarquez je vais lâcher les amarres
L'Auteur : Une heure après le départ de Tadoussac, Antoine gouverne le Robin-des-Mers.
Jean-Marie : Le vent fraîchi! Y faut y rester dans le large encore ben longtemps?
Antoine : Ha oui! Encore trois quarts d'heure à une heure. Regarde la batture aux Alouettes encore là-bas.
On va sa faire brasser encore une secousse, le nord-ouest à encore fraîchi.
L'Auteur : Pendant ce temps-là, papa regarde à l'avant et ne dit pas un mot.
Antoine est toujours à la barre pour gouverner et regard très souvent la machine à sonder
pour connaître la profondeur d'eau sous la coque. Jean-Marie relève les caisses qui se renversent
continuellement dû au roulis du bateau qui va jusqu'à 50°C d'inclinaison.
Jean-Marie : Vacarme moé j'sus tanné de toujours relever les draises et ramasser tout le bagage qui tombe.
Tiens là je vais tout coucher les caisses et mettre par terre tout ce qui veut tomber,
je les ramasserai lorsqu'il fera beau.
L'Auteur : Quatre heures après le départ de Tadousac, le Robin-des-Mers arrive à St-siméon.
Antoine : Tiens papa, le pire boutte est faite Maintenant!
Jean-Marie : Y fait frette en vacarme, toute l'eau de la vague qui a passé sur le devant du bateau est gelé.
Çé une vraie patinoire sur le devant.
Papa : En tout cas, ce bateau là fait terriblement bien ça à grosse mer! Y çé fait donner ça en christ.
Y a besoin d'être solide, parce que c'est dur pour un bateau de se faire battre comme ça par la mer.
Pis là, c'est le temps de souper, çé qu'on va manger?
L'Auteur : Vers sept heures le soir, Achille arrive sur le quai de St-Siméon où est amarré le Robin-des-Mers.
Achille : Hé! Est-ce qu'il a quelqu'un à bord de ce bateau là?
Papa : Hé les petits garçons il y a quelqu'un qui crie sur le quai!
Antoine : Ça doit être Achille! Embarques et fais attention le pont est tout glacé.
Achille : Hé pis vous avez pas trop eu de misère à vous en venir? Vous vous êtes fait laver un peu!
Papa : On çé en venu, mais on çé fait brasser en maudit par exemple!
Antoine : Je suis arrivé à Tadoussac à 1.30 heures après-midi et puis j'ai embarqué à bord du bateau.
Là, Papa et Jean-Marie m'attendait. Mon char est resté sur le quai de Tadoussac.
Là y faut que tu reviennes me mener à Traverse de Baie-Ste-Catherine.
Je vais aller chercher mon char car la bouffe est toute restée dans le coffre.
Papa : Allez-y tout de suite, on n'a pas de temps à perdre, si on veut traverser à l'Ile ce soir.
Jean-Marie : Il vente encore assez fort, pensez-vous qu'on va pouvoir traverser à soir? En tout
cas çé vous autres qui connaissez ça.
Antoine : Comme c'est là il n'y a pas de problème. On va se faire brasser quand on va tourner
la pointe de l'Ile-aux-Lièvres. Après cela on va avoir le vent dans le derrière, ça va bien aller.
Achille : On va avoir la chaloupe attachée en arrière, mais avec de bonnes amarres elle est
capable d'en endurer.
On mettra pas de bagages pesants dedans. Bon là, Antoine, je vais te mener
à Baie-Ste-Catherine.
L'Auteur : Quarante cinq minutes plus tard Achille est de retour de Baie Ste-Catherine et trois-quart d'heures
après, Antoine était de retour de Tadoussac.
Papa : Vous avez-t-y toujours envie de traverser à soir? On pourrait peut-être attendre demain matin!
Antoine : Le vent n'a pas empiré, on est mieux de s'en aller tout de suite. Peut-être que demain matin,
y va monter une tempête et qu'on ne soit pas capable de traverser.
Papa : On va t-y être capable de trouve notre place de camp sur l'île, y va faire noir en maudit!
Achille : Quand on va se penser pas mal proche, je vais partir en chaloupe avec Antoine et puis on va pouvoir
aller plus proche de la terre pour trouver notre emplacement.
Jean-Marie : À quelle heure que la marée va être haute?
Antoine : À onze heures moins dix. On va partir vers neuf heures (21.00heures).
Ça veut dire que vers 10.30 heures nous sommes rendus aux environs de notre emplacement.
Au pire aller, si on ne peut pas entrer à notre échouage ce soir, on ira coucher au Brandy Pat.
Papa : Achille laisses du bagage dans la chaloupe.
Achille : on est mieux de ne pas trop la charger si on frappe de la grosse vague on va mieux se défendre.
Papa : Ça bière qui prend toute la place aussi, je te dis que vous avez peur d'en manquer!
Jean-Marie : Vacarme Papa on est en vacarme nous autres là, y faut pas l'oublier.
On n'a pas pu prendre un coût aujourd'hui, les bouteilles voulaient pas tenir debout.
Antoine : Aujourd'hui on l'a brassée la bière, demain on va la boire!
Papa : Jean-Marie, tu vas t-y lâché les amarres sur le quai?
Antoine : Moé je vais aller à l'avant et je vais surveiller la chaloupe en même temps.
L'Auteur : Vers neuf heures le Robin-des-Mers prend le large en direction de l'Ile-ax-Lièvres.
Il vente toujours et le bateau roule continuellement.
Achille : Hé! Ho! On est parti; y faut arroser ça! On est t-y bon pour une grosse Jean-Marie? Moé,
j'ai pas encore commencé à fêter mes vacances. Vous autres vous avez été chanceux, vous avez commencé
une journée avant moé.
Jean-Marie : Oui ça été une journée pas mal mouvementée. Ça été une journée forte en sensations,
on n'a pas toujours ri!
Antoine : Ce voyage là, Jean-Marie, tu es certain que tu vas t'en rappeler longtemps.
Pis là on approche toujours de notre campe. Ça avance par saut et par butte, mais ça avance.
Jean-Marie : C'est vrai en vacarme, hein papa!
Papa : Vous pourriez en prendre une petite à la place d'une grosse. Ce n'est pas le temps de vous mettre chaud,

on est pas encore rendus!
Jean-marie : Hé Antoine, ça vas-tu brasser plus que ça?
Antoine : Oui je suis certain qu'au bout de l'île on va frapper de bons trous. Ça va rouler pas mal plus.
Le vent n'a pas diminué pantoute. Quand le vent est contraire à la marée, les vagues se font plus creuses.
C'est bien pire.
L'Auteur : Rendu au bout de l'île, les vagues ont de beaucoup augmenté, le bateau roule sans cesse

et les caisses se renversent et le bagage aussi. Antoine est à la roue,
Achille surveille sa chaloupe qui se fait culbuter de plus en plus. Papa est dans la cabine et regarde
tout au tour, tandis que Jean-Marie ne dit pas un mot.
Antoine : J'ai ralenti un peu Achille, j'ai peur pour la chaloupe, elle fait pas belle des fois.
Achille : Je la surveille de près. Si elle pique du nez dans l'eau, j'ai une hache à côté de moi,
je coupe les amarres. Antoine : on est dans le pire présentement dans cinq à dix minutes on va être passés le bout de l'île.
Jean-Marie : C'est pas mal moins pire là, ça brasse quasiment plus. Antoine, on a t-y fini de passer
le bout de l'île?
Antoine : Oui maintenant il n'y a plus de problème. Dans une demi-heure on est rendu vis-à-vis l'ancrage.
Papa : Ouais, mais il faut la trouver par exemple. Il fait noir en maudit. Il n'a pas de lune et
la mer est quasiment haute.
Achille : Faites-vous en pas Papa, avec la chaloupe je suis certain de trouver l'ancrage.
Papa : Cé facile à dire ça. Cé moé qui est responsable du bateau, on en a besoin pour retourner (revenir).
Toé, t'as rien qu'une petite chaloupe, cé pas difficile à avoir soin!
Antoine : On voit l'ombrage d'une pointe là-bas, çé doit être en dedans de cette pointe là!
Achille : Ouais, il faut que ce soit ça. Papa, allez passer proche on va reconnaître la pointe.
Jean-Marie : Oui, c'est bien notre pointe, je l' reconnais!
Antoine : Papa, entrez dans en dedans de la pointe tranquillement, je vais éclairer avec le spotlight.
Jean-Marie : Papa, attention, il y a une grosse roche en avant.
Papa : Je vois rien les vitres ont toutes resuées (embuées).
Antoine : Tournez à gauche, Papa, je vois la roche!
Achille : Je vais détacher la chaloupe. Antoine vient m'aider!
Antoine : Arrêtez icitte Papa, on va aller voir tous les deux en chaloupe.
L'Auteur. Avec la chaloupe Antoine et Achille, ont guidé Papa vers l'ancrage et tout s'est enfin bien passé.
Vers 11.00 heures (23.00), le Robin-des-Mers est en sécurité, bien ancré pour une semaine.
L'Auteur : Samedi, 10 novembre. Départ de l'Ile-aux-Lièvres tôt le matin. Il fait très beau.
Nous avons fait un arrêt à St-Siméon où débarque Antoine qui retourne à Port-Cartier, lieu où il demeure
et travaille. Le Robin-des-Mers reprend la mer pour revenir à l'Anse St-Jean, la température est
clémente et en fin de journée, il accoste sans problème. Pendant notre séjour sur l'île, il a plu pendant
une journée et demi et la température à osciller entre + 6°C le jour et de - 7°C la nuit.
Nous avons capturé un total de 93 lièvres, 14 rats musqués et un canard.
Nota Bene : Vous venez de lire le récit d'une aventure sur le bateau de monsieur Gérard Boudreault.
Monsieur Boudreault s'est porté acquéreur de ce Cruiser lorsqu'il avait 58 ans.
Malgré le fait qu'il a travaillé toute sa vie à bâtir des chemins en forêt et en hiver conduire des camions
pour déblayer les routes de la neige, son rêve d'être un navigateur comme ses pères ne l'a jamais quitté.
Même à dix-huit ans sur la ferme familiale, il s'était construit, en forêt, une grosse Verchère (Terroir)
à l'insu de ses parents. Durant sa retraite, son bateau fut souvent demandé pour faire des sondages marins et la compagnie
Hydro a plusieurs fois fait appels à ses services pour passer des câbles sous l'eau. Jusqu'à l'âge
vénérable d'environ 76 ans, année où il dut vendre son bateau, Gérard Boudreault à réaliser le rêve de sa vie.
Cette aventure vous a été racontée par Antoine Boudreault, fils de Gérard et qui comme son père,
fut un amant de la mer. Antoine a fait de la mer son métier, car il a été capitaine jusqu'à sa retraite en 2004.

Note de l'éditeur : Je n'ai pas voulu corriger le langage utilisé par Antoine Boudreault,
lorsqu'il nous raconte cette passionnante anecdote, car c'est notre franc parler, celui du terroir
et celui que nos pères nous ont appris et laissé en héritage. Je voulais garder le cachet de notre patrimoine.

Bravo Antoine et à toute ta belle famille, le meilleur à venir.
Par Antoine Boudreault,
en collaboration avec André Boudreault, prés…

2007 Le Voyage

Nous sommes à préparer avec l'aide de Line Boudreau, un voyage invitation de 8 jours pour le Rassemblement
de 2007. Dans les derniers procès verbaux, je souligne qu'il nous nous faudra parcourir une grande partie du
Québec et des autres provinces, en 2006, pour inviter les Boudreau (lt)(x) et leurs alliances à venir assister
au rassemblement que nous tiendrons en août 2007. Cette petite randonnée qui se tiendra normalement
du 31 juillet au 7 août 2006 est en préparation. Nous voulons tenter de faire des liaisons à tous
les soirs où nous serons logés pour rencontrer des Boudreau (lt)(x). Je vous joins le programme sommaire
de ce périple et ceux et celles qui sauront y porter un intérêt nous le fasse savoir assez rapidement.
Ce voyage s'ouvre à vous tous et toutes que vous soyez d'Ottawa, Montréal, Québec, Rimouski,
Basse et Haute Côte-Nord, il y aura partout des points de rencontre pour se rejoindre.
Venez avec nous pour inviter nos cousins. Pour les soupers retrouvailles à Rimouski, nous allons revoir, pour ceux qui nous ont déjà accompagné
dans cette belle région, les Honoré Boudreau et une partie des gens que notre ami avait réussi à nous
faire connaître lors d'une réunion en 1999 et la famille du clan à Delphis Boudreau,
les Donald Boudreau et Gemma Boudreau de Causapscal, les Georges-Aimé Boudreault de Matane
À Ste-Anne des Monts, nous essayerons de trouver des familles Boudreau(lt).
À Percé, il nous fera plaisir de revoir John et Colette Boudreau et toute la tribu d'Alphonse,
car nous allons soupé au Restaurant de la sœur de John. On espère que les Jean-Guy Boudreau et
Gérard G. Boudreau se joindront à notre groupe. À Carleton, nous aurons le bonheur de saluer la mère d'Honoré Boudreau et de sa sœur Gabrielle Boudreau
et la famille de Gilberte Boudreau-Tétreault, qui malheureusement est décédée cette année et
plusieurs de nos membres tel que Gérald Boudreau , Lucille Boudreau, Paula Boudreau-Vienneau et
Marcel et Béatrice Boudreau et Paul et Roselyne Boudreau de New-Richmond. À Tracadie-Sheila, nous pourrons côtoyer le chanteur acadien Marcel Boudreau de Rivière du Portage,
de connaître aussi monsieur Victor Luce, correspondant généalogique pour la famille Boudrot au niveau de
la nécrologie et plusieurs membres de notre association qui résident dans cette belle région et afin espérer
rencontrer les fameux organisateurs de la famille Boudreau (lt)(x) pour le rassemblement acadien de 2009
à Caraquet.
À Moncton, nous espérons rencontrer la famille de Stella Boudreau et Jean-Loup et de Donald Boudreau,
président des Boudreau du Nouveau-Brunswick.
Jour 1 : 31 juillet (lundi) Chicoutimi - Québec - Rimouski
Départ à 7h du Saguenay (Chicoutimi), arrêt et pause à Québec pour embarquement (Galeries de la Capitale)
vers 10h30, visite du village et dîner à St-Jean Port-joli, visite du musée de la mer à Pointe au Père
(histoire du naufrage de l'Empress of Ireland) et arrivée à Rimouski en fin d'après-midi pour
souper/retrouvailles. Hébergement à Rimouski.
Jour 2 : 1er août (mardi) Rimouski - Matane - Ste-Anne des Monts
Déjeuner et départ de notre hôtel à 8h, visite de l'hydromellerie à Ste-Flavie, visite au Jardins de Métis,
dîner à Matane et visite au centre d'observation du saumon, arrêt à Cap Chat pour une visite du parc éolien
Le Nordais, arrivée à Ste-Anne des Monts pour visite d'Explorama (vie marine du Saint-Laurent) et souper.
Soirée libre (possibilité d'un visite au Mont Albert). Hébergement à Ste-Anne des Monts. PD/S
Jour 3 : 2 août (mercredi) Ste-Anne des Monts - Parc Forillon - Gaspé - Percé
Déjeuner et départ de l'hôtel à 8h, arrêt au village en chanson de Petite Vallée, dîner et visite
au Parc Forillon, arrêt à Gaspé pour visite au musée de la Gaspésie et monument à Jacques Cartier,
arrêt à Percé pour visite de l'endroit, croisière à l'Île Bonaventure (facultatif 20$ add.) et
souper/retrouvailles au restaurant Le Récif Café (propriété de
Mme Nicole Boudreau). Hébergement à Percé. PD/S
Jour 4 : 3 août (jeudi) Percé - Bonaventure - Carleton
Déjeuner et départ de l'hôtel à 8h, visite du Site Mary Travers dite : La Bolduc à Newport,
visite du site historique du Banc-de-pêche-de-Paspébiac, dîner à Bonaventure et visite du Musée
acadien du Québec, arrêt au Musée de la rivière Cascapédia à Maria, visite à l'Oratoire Notre-Dame
du Mont Saint-Joseph à Carleton et souper/retrouvailles. Hébergement à Carleton. PD/S
Jour 5 : 4 août (vendredi) Carleton - Campbellton- Caraquet- Tracadie-Sheila
Déjeuner et départ de l'hôtel à 8h, visite du Musée d'histoire naturelle du parc national de Miguasha
(fossile), arrêt au Centre d'interprétation du chemin Kempt (chemin de nos ancêtres),
nous reprenons la route en direction du Nouveau Brunswick, dîner à Bathurst, arrêt à Grand Anse
pour une visite au Musée des Papes (le seul en Amérique), visite du Village Historique Acadien de Caraquet
et nous continuons jusqu'à Tracadie-Sheila pour un souper/retrouvailles au complexe hôtelier
Le Boudreau notre hébergement pour la prochaine nuit. PD/S Jour 6 : 5 août (samedi) Tracadie-Sheila - Bouctouche - Moncton
Déjeuner et départ de l'hôtel à 8h, en route vers Moncton, dîner et visite du pays de la Sagouine à Bouctouche,
arrêt à Dieppe pour visite de monuments et arrêt au Parc du Mascaret (un phénomène naturel),
arrivée à Moncton pour le souper. Soirée libre. Hébergement à Moncton. PD/D/S Jour 7 : 6 août (dimanche) Moncton - Hoppewell Cape - Saint-John - Fredericton Déjeuner et départ de l'hôtel à 8h, premier arrêt à Hopewell Cape pour voir les pots de fleur sculpté par
la mer, arrêt au Parc national de Fundy, dîner en route et arrêt à Saint-John (ville la plus colorée du Canada
Atlantique), tour de ville avec un arrêt au marché de Saint John (le plus vieux marché du Canada, 1876);
le cimetière loyaliste et les fameuses chutes réversibles, un phénomène résultant de la puissance des marées de
la baie de Fundy. Nous poursuivons notre route vers Fredericton (capitale du N.B) pour un tour de ville et le
souper. Soirée libre. Hébergement à Fredericton. PD/S
Jour 8 : 7 août (lundi) Fredericton - Québec - Chcoutimi
Déjeuner et départ de l'hôtel à 8h, nous passons par Hartland où vous verrez le plus long pont couvert au monde,


arrêt à St-Jacques pour visiter le Jardin botanique du Nouveau-Brunswick, dîner en route, arrivée à
Québec en fin d'après midi et au Saguenay en début de soirée. PD
Ces abréviations précisent les repas compris : PD : petit déjeuner D : dîner S : souper
1099$ par personne (occupation double) - 150$ / personne (occup. quad)
+ 235$ / personne (simple)
Ce prix comprend : Le transport en autocar de luxe, l'hébergement pour 7 nuits catégorie 3 étoiles et plus,
15 repas, les activités inscrites au programme, Guide-accompagnateur, manutention d'une valise par personne
et toutes les taxes.
Information : Line Boudreau 626-4694 (Région de Québec)
Guide-Accompagnateur 1 866 799-4694 (extérieur) télécopieur : 418 626-8845
Voyages Brigitte Gagné, détenteur d'un permis du Québec


Voyage au Havre St-Pierre
par André Boudreault
Le but premier de notre voyage sur la Basse et Haute Côte-Nord, était de faire connaître notre association aux
familles Boudreau (lt) qui résident dans ces beaux villages. Et Dieu sait que des Boudreau (lt)
et leurs alliances, il y en a dans ce coin de pays. Partis de La Baie, à bonne heure, notre groupe comprenait :Vincent Boudreault et son épouse Denise,
Bertrand Boudreault, d'Alma, Marcelle et Ghislain Godin et Louise et moi. Nous nous étions donnés
rendez-vous pour déjeuner à Sacré-Cœur, où nous attendaient Lucille Boudreault et son mari Raymond Dubé.
Avec une caravane de trois autos, notre première escale se faisait à Sept-Iles où Yolande et Jocelyne Boudreau
(lt) nous attendaient. En effet, il y avait eu complicité de publicité avec les gens de Sept-Iles et du
Havre St-Pierre, Jules R. Boudreau, pour annoncer dans les journaux et à la radio, notre venue en sol
nord-côtier. Arrivés à Sept-Iles à 16.00 heures.
Jocelyne et Yolande avaient invité plus d'une trentaine de Boudreau (lt) à venir souper avec nous pour
notre escale, malheureusement trop courte, à Sept-Iles. Nous avons fait de belles connaissances ce soir là,
et plusieurs personnes nous ont confié leur intérêt pour notre association à devenir membre à part entière.
Le lendemain, nous reprenions la route pour se diriger vers le Havre St-Pierre où nous attendaient une autre
belle soirée de représentation. Tous ceux, qui comme nous, traversons ces pittoresques villages, ne peuvent
passer sans faire de petits arrêts, soit pour voir les magnifiques paysages ou pour visiter
les sites historiques, comme l'église de Rivière au Tonnerre. Cette église tout en bois, est superbe avec
sa couleur chaleureuse d'un bleu apaisant. Et dans les archives de cette construction, la famille Boudreau (lt) br> est très présente par ceux qui l'ont érigée. Arrivés vers le 14.00 heures au Havre St-Pierre, nous prenions possession de nos chambres à l'Hôtel du Havre,
propriété de Clément Boudreau. Déjà nous savions que la famille de Fernand Boudreau de Québec était arrivée
la veille. Après un copieux dîner aux fruits de mer, au restaurant " La Promenade ", nous avons fait un tour
de ville afin de se familiariser avec ce village. La marina et ses bateaux est quelque chose à voir pour ceux
qui comme Vincent, Ghislain et moi, sommes attirés par la mer. Le soir venu, nous nous sommes rendus à la salle communautaire pour la rencontre des Boudreau (lt).
Grâce à Jules R. Boudreau, nous avons fraternisé avec des gens sympathiques et attachants qui ont
porté un grand intérêt à notre association et au grand rassemblement de 2007. Ils étaient plus d'une
soixantaine à s'informer et à poser des questions sur notre travail et notre association. Devant un repas
gastronomique au restaurant " chez Julie ", Jules R. me demanda si j'étais satisfait de cette réunion.
Je lui ai répondu qu'il y a cinq ans passées, j'avais essayé de faire des contacts au Havre, mais ce fut
peine perdue. Ce soir, nous étions soixante, alors pour moi, s'était réussi, surtout que le bouche à
oreille allait faire son chemin. Le lendemain matin, suite à un bon déjeuner à l'Auberge du Havre, on repart avec notre caravane de voitures
qui est maintenant de sept autos. On se dirige vers le château Johan Beetz où nous attend Michel Boudreau,
résident d'Aguanish, et cousin de Jean-Marie Boudreault de Québec. Notre ami, Jean-Marie, a demandé à son cousin
d'être notre guide pour visiter les coins et recoins d'Aguanish et Natashquan. Homme très sympathique,
généreux et attachant, Michel nous a fait connaître son coin de pays. Juste à l'écouter parler, on sent
le grand attachement qu'il peut avoir pour son village et ses environs. Il est même devenu serrurier pour
quelques heures, métier qu'il n'avait jamais pratiqué avant de nous connaître. À midi, Michel nous a amené
au restaurant " John le Débardeur " afin de rassasier les affamés et nous avons eu l'agréable surprise de
connaître la conjointe de Michel, Marie-Claude qui avait décidé de prendre congé en après-midi pour nous faire
visiter Natashquan. Je peux vous affirmer qu'avec des guides de cette envergure, nous avons passé le village
au peigne fin. Nous avons été choyés de rencontrer ces deux personnages amoureux l'un de l'autre mais
aussi très amoureux de leur beau coin de pays.
Malheureusement, toute bonne chose a une fin, nous avons du remercier nos hôtes et guides pour revenir
vers Havre-St-Pierre. Et le soir, au restaurant chez " Julie " entourés de nos nouveaux amis Boudreau (lt),
nous avons festoyé autour des délices des fruits de mer. (Note de l'auteur : j'ai visité beaucoup de
restaurants et mangé beaucoup de fruits de mer, mais les deux restaurants du Havre les battent tous pour
le goût, la fraîcheur, la qualité et surtout la portion. C'est du bonbon). Le lendemain, à bord du jour, comme disent les marins, nous nous rendons sur le quai de la marina pour
notre expédition aux Iles Mingan. Nous avions souhaitez du beau temps et le Dieu des mers nous a exaucé.
Un beau et chaud soleil nous a accompagné tout au long de notre périple et nous avons pu regarder ce que
la nature, dans sa grande force, a pu sculpter d'extraordinaire à travers les âges. C'est une expédition
à voir lorsque vous vous rendrez dans la région de la Minganie. Puis en après-midi, l'heure du grand retour, vers notre région, s'est fait sentir. Nous avons fait nos
adieux à tous ceux et celles que nous avions connu et côtoyé pendant ces trois magnifiques journées avec
promesse de revenir les saluer en juillet 2007 et de leur côté, ils viendront à leur tour nous voir à notre
grand Rassemblement. À Sept-Iles, nous avons, encore une fois, profité de l'hospitalité de Yolande Boudreault
, sœur de Marcelle pour se reposer et revenir à la Baie, le lendemain matin. Nous avons fait un très beau voyage chez nos nouveaux cousins Boudreau (lt) et les amitiés créés resteront
à jamais dans nos pensées et note mémoire. Merci à vous, gens de la Haute et Basse Côte-Nord, vous êtes
accueillants, plein d'amitié et surtout rempli de chaleur humaine. Nous avons été choyés.

Note
Photos mise en archive après 12 mois


bulletin décembre 2005

mise a jour 20 décembre 2005

Hébergement par DOTEASY

webmaster guy boudreault
6 janvier 2006